Pour cette édition 2018 du Festival International des Jeux, je m’y suis rendue en famille, dimanche après-midi…Très mauvaise idée, puisque que tous les gens des environs ont eu la même. Il pleut depuis des semaines, il faut bien passer le temps ! C’était compliqué de s’y rendre à un autre moment. Chanceux, nous avons trouvé rapidement une place gratuite, malgré tout le secteur bouclé. Nous sommes entrés, sans attente, grâce à l’accès famille qui donne directement à l’étage, aménagé pour les enfants. Heureusement, parce qu’il pleuvait fort ! Aparté : par mesure de sécurité, nous avons du laisser une bouteille d’eau d’1,5 L à la consigne…trop grande. J’avais prévu une gourde plus petite, on a pu boire. Je comprends ces mesures mais à 4, une bouteille était utile pour s’hydrater dans ce lieu surchauffé. Comme par hasard, il était possible d’acheter le même format à l’intérieur. C’est le genre de détail que je trouve agaçant.
Un des seuls endroits pour jouer ensemble : la pêche à la ligne.
J’ai passé trois heures dans un brouhaha, comme je les déteste et avec des annonces régulières et anxiogènes d’enfants perdus. C’était pour la bonne cause : JOUER. Cela dit, ceux qui me connaissent bien savent que, jouer n’est pas vraiment ma spécialité. Je préfère observer les autres. J’ai bien essayé de jouer avec Cadet mais ce fut compliqué, peu de places à chaque atelier ou énormément d’attente. Il est facile à contenter, donc l’impasse sur l’aire des @playmobil a été bien vécue pour découvrir des jeux nouveaux. Il a du renoncer aussi à la peinture, ça a été plus compliqué. Il a réussi à se détendre avec le sable magique pendant un long moment. J’ai fait mon EJE, en laissant le papa avec ses fils, pour aller découvrir les nouveautés, avec pour mission de trouver un jeu familial (dès 4 ans) à durée supportable pour tous et amusant ! Sacré défi !
le paradis des enfants, l’enfer des parents…comme moi.
Nous y avons tous trouver notre compte, les grands ont tester des jeux vidéos et/ou des jeux virtuels, les autres des jeux d’enfants. Malgré l’oppression du bruit et de la foule, il était possible de trouver des temps et lieux plus calmes, à l’écart, pour goûter et se ressourcer. Les stands de bonbons sont toujours là, pour le fameux : des jeux et du…sucre !
J’ai rempli ma mission. Avec l’aide des personnels du festival et leurs conseils, démonstrations et après de nombreux tests et d’hésitation, j’ai opté pour Kikou le coucou d’Haba : il faut aider ce curieux oiseau à faire son nid… Bon, Cadet et moi, avons un degré de patience assez bas, donc ça a plus le don de nous énerver, mais on rigole bien quand même !
As d’or enfants 2017 à Cannes
Bilan : l’année prochaine, je trouverais le moyen d’y aller vendredi, quand il y a moins de foule, pour au moins faire du repérage.
C’est typiquement le genre d’endroit que j’ai beaucoup de mal à comprendre. J’ai du m’y rendre une fois pour accompagner l’aîné à un anniversaire et comme c’était la famille, je n’étais pas restée. Le concept est une idée qui me semblait logique en Loire-Atlantique : une immense aire de jeux d’intérieur, idéale quand la météo empêche de rester trop longtemps dehors.
FUN CITY- Cannes la Bocca
Ce matin, Cadet était invité à son premier anniversaire qui avait lieu dans le même concept, dans les Alpes Maritimes . J’étais souvent passée devant et j’en avais entendu parler mais n’y voyais aucun intérêt puisque nous sommes soit chez nous, soit en plein air : plage, montagne, jardins… La météo est plus douce ici. Sauf ces temps-ci et précisément ce matin. Tant mieux. Ça m’aurait rendue encore plus irritable de passer deux heures dans un hangar mal insonorisé rempli de gamins surexcités si la journée s’annonçait ensoleillée.
La moyenne d’âge était de 3 ans et demi, donc la majorité des parents est restée. De toutes façons, Cadet refusait de s’y rendre si on ne restait pas avec lui. Il n’avait aucune idée de ce qui l’attendait, c’était une première. Solidaires, nous y sommes allés en couple, pour se passer le relais. La découverte a été un grand moment d’excitation et de joie. Il a adoré jouer avec son papa, avec les copains… mais au final, surtout avec son père. C’est une structure impressionnante qu’il a eu besoin de découvrir accompagné.
Le « pack » anniversaire comprend le goûter. Le choix s’était porté, unanimement, sur des crêpes. Ils se sont régalés. Par contre, mon avis au sujet du goûter reste subjectif, c’est-à-dire que c’est regrettable de voir autant de cochonneries proposés à de si jeunes enfants : sodas, bonbons, pâte à tartiner, boissons, le tout de marques contestables. Pas étonnant que les enfants se transforment en gremlins ou en zombies à l’issue du temps passé là-dedans. Vu le prix de la prestation, un effort pourrait être fait sur l’alimentaire.
Au bout d’une heure, j’ai commencé à montrer des signes d’alerte « faut que je sorte d’ici » alors j’ai pris un en-cas pour tenter de m’isoler un peu. En plein milieu de la salle, ça reste difficile. Il m’aurait fallu un casque anti-bruits. C’est possible de petit-déjeuner, déjeuner et goûter sur place à des prix similaires à ceux du wagon restaurant du TGV (pour mon budget, c’est comme jeter de l’argent par les fenêtres) . Si des gens parviennent à rester une journée entière dans cet horrible endroit (selon moi), vraiment chapeau bas. C’était mon point de vue de maman asociale, psychorigide, allergique aux bruits et aux gremlins-zombies. Le pire c’est la musique en fond sonore, que dis-je ? c’est ni plus ni moins que du vacarme ! Un jour, j’oserai demander l’intérêt d’un niveau sonore aussi élevé. Je me demande même si le nombre de décibels est aux normes.
En tant qu’EJE, je dois bien reconnaître que c’est pensé, sécurisé et amusant. Cela encourage les enfants à appréhender leur motricité globale mais aussi à se repérer dans l’espace. Cela permet de tester de nouvelles structures motrices et de répéter à l’envie pour s’adapter et affiner diverses expériences. Pour des enfants d’une même classe/école, cela permet de jouer ensemble dans un contexte différent et ainsi nouer des liens autres que scolaires. Pour les parents, c’est aussi un moyen de faire connaissance.
Cadet qui ne voulait pas y aller a finalement beaucoup aimé, malgré une grosse fatigue au moment de partir. Au moins, il n’y a pas eu nécessité de « négocier » le départ. Lui aussi n’avait qu’une envie : rentrer à la maison pour se reposer. Les chiens ne font pas des chats.
Circus Party-Mougins
Même concept. Autre lieu.
Cadet a réclamé à retourner y jouer, alors nous avons tenté la concurrence pour cause de météo encore défavorable et épuisement des idées d’occupation à la maison.
Le site est plus grand mais pas forcément mieux conçu, sauf la proposition de jeux, d’après le papa de Cadet. Le fond sonore était déjà élevé à notre arrivée, rien qu’avec les bruits d’enfants et sans musique, un chouïa plus supportable. Je suis restée assise 10mn. J’ai fini par sortir pour me ressourcer dans le magasin bio d’à côté et découvrir que le soleil était revenu !
Notre seuil de tolérance a été plus court, malgré toutes les différences positives : plus d’espace, « moins » de bruit…d’après un ami qui travaille dans l’acoustique, il y a moyen d’insonoriser mais c’est coûteux. Je suis sûre que j’apprécierai mieux.
Aucune difficulté à s’en aller surtout que nous avions faim. Vus les tarifs de la carte du déjeuner, on devait partir sous peine d’exploser notre budget loisirs. Le règlement est le même dans tous ces parcs : interdit de manger ou boire ce qui vient de l’extérieur…paraît que c’est légal. Donc si ton enfant est allergique et bien tu te débrouilles pour venir en dehors des repas ou tu trouves un autre divertissement…? J’ai quand même sortie la gourde d’eau. Je suis certaine que c’est illégal de refuser à quelqu’un de s’hydrater et pour la planète, le plastique devient une plaie.
En conclusion, je suis sûre de ne jamais y remettre les pieds pour mon bien-être, égoïstement. Ça deviendra une sortie entre père et fils, puisque c’est fermé quand, éventuellement, ce serait plus calme en semaine.
Cela fait plusieurs années, voire depuis toujours…-mais de manière plus prononcée, depuis que je suis sur le chemin d’être « moi-même »- que je parviens difficilement à formuler des vœux, des souhaits chaque année au premier janvier…déjà pour moi, alors pour les autres…sans parler des résolutions.
Anne-Estelle a trouvé des mots, alors je les partage. Comme pour la vidéo de Solange, concernant les cadeaux à Noël, ça s’approche de ce que je ressens. Sans parler d’originalité, je trouve que ça évoque une authenticité qui se perd, même si je sens bien la sincérité de ceux qui me souhaitent encore le meilleur possible. Merci et désolée, si en retour, je bafouille des « à toi aussi » maladroits.
Mon premier défi sera de lire un livre par mois, sur la thématique de la petite enfance, et plus si possible.
Je commencerai par « le manuel de survie des AP et des EJE » que j’attends. Je me suis décidée à l’acheter. Je pense le garder à vie, vu son titre 😉 Oui, je reste EJE dans l’âme, même si j’ai quitté le terrain. Je partagerai mon avis, si ça intéresse.
Mail de confirmation reçu, ça y est j’ai franchi le cap !
« La suppression de Planète EJE Chercheure Petite Enfance est programmée dans 14 jours. » Compte à rebours lancé depuis 7 jours…tic tac tic tac tic tac…
Sans regrets… si j’y parviens. Il paraît que c’est plus difficile d’arriver que de partir.
Après 3 tentatives ratées, après avoir admiré le spectacle, drôlement grinçant, d’Audrey Vernon :
C’est finalement un incident isolé, sur ma page, qui a fait déborder le vase ; et puis de nombreuses lectures sur la politique de plus en plus déplaisante de ce réseau social. J’avoue que mon addiction y est pour quelque chose aussi, comme avait pu l’être la TV il y a quelques temps.
C’est donc fini entre ce milliardaire et moi. Je pars de facebook, mais je reste sur la toile. C’est pas la fin du monde, non plus.
Le nom de domaine « Planète EJE » continue à m’appartenir. Ce site, du même nom, reste actif et surtout la Terre continue de tourner.
Ainsi j’arrêterai de faire de la propagande éducative « à grande échelle » et ça attirera sûrement moins de « trolls ». Les petits comités me conviennent mieux.
Le monde changera, il est parti pour.
Facebook a été, à ses débuts, un outil vraiment agréable et puis je me suis lassée, sans réussir à me discipliner. J’ai fais quelques belles rencontres…à voir si elles persistent en mode IRL (In Real Life=dans la vraie vie). J’ai très peu de compétences en relations « sociales » : je déteste le téléphone, sauf les sms ; je n’écris plus, sauf des mails et des blabla sur ce site…et je voyage de moins en moins.
Si vous me cherchez, je suis dans les coulisses. Au plaisir d’échanger par commentaires !
Prochaine étape ==> Instagram… Encore plus difficile ! @jout : je me laisse 2018 pour décider.
@jout : Mission réussie, comme prévu, le 29/12/17. Une résolution qui prend un bon départ avant 2018. C’est un soulagement. Par contre, j’ai découvert que le compte personnel associé est impossible à supprimer à moins de…décéder…donc il est désactivé.
Comme prévu, cette semaine fut plus légère et la pause du mercredi très appréciée !
Le cinéma était à l’honneur. La salle obscure et le grand écran sont une découverte pour le cadet depuis les courts métrages chinois, dont « l’écureuil coiffeur« , de la semaine dernière. Après quelques essais, plus ou moins concluants, à la maison, il s’avère que tenir plus d’une heure devant un scénario, c’est long. Sauf pour « Mon voisin Totoro » et « Ponyo sur la falaise« , qu’il adore. Aucun Disney n’a réussi à le tenir en haleine…même « Cars », pourtant il trouve Flash Mc Queen super chouette !
Pour une première, il a donc visionné 8 courts métrages : 4 lundi et 4 mardi, dans la même salle. Il a déclaré que certains n’avaient vraiment « rien d’intéressant » et d’autres lui ont beaucoup plu.
Sa préférence est allée au court métrage le plus long des 4 : les petits explorateurs. L’espace, les fusées et les robots le passionnent. Il a posé des questions sur la langue des signes qui l’a intrigué.
les ptits explorateurs
Le lendemain, le voyage en ballon a eu sa faveur, surtout quand une fourmi a fait caca… et oui période toujours en cours, à grand renfort de « caca pourri » et d’éclats de rires tonitruants…Bref.
le voyage en ballon
Pour finir la semaine, j’avais choisi un spectacle musical dont le descriptif me semblait prometteur dans le contenu et la durée : le jardin zoologique.
Souvent, ce que j’imagine est très éloigné de la réalité. J’ai été surprise. Mon fils moins. Il a montré de nombreux signes d’impatience, dès le départ. Les ateliers proposés étaient soit trop compliqués pour lui (papillon en origami) soit trop spécialisés (présentation d’instruments moins connus). La participation demandée aux spectateurs était vraiment drôle ; j’ai gardé l’air toute la fin d’après-midi en tête ! Le spectacle m’a plu, bien que j’ai du gérer l’impatience du 43 mois. J’ai observé de nombreux plus jeunes qui étaient dans le même « état », soit à cause de la fatigue, soit parce que c’était trop long pour eux. Pour faire court, j’ai plus apprécié que celui que j’ai accompagné.
Pour conclure, cette édition 2017 du festival surprenant et agréable. Les vacances sont, en effet, passées à toute allure avec une découverte presque chaque jour. Les programmations sont bien choisies, variées et ciblées. A mon sens, c’est important de suivre les tranches d’âge proposées, à moins de bien connaître son enfant ou de lui avoir fait découvrir des spectacles avant.
Cette année, je suis disponible et les vacances durent 15 jours ! La ville de Cannes nous a concoctés un joli programme pour les enfants. J’ai choisi d’emmener le cadet en milieu culturel, histoire de l’occuper. Il apprécie énormément. La programmation est variée et permet de choisir en fonction de l’âge. Pour cette fois, je fais confiance à ceux qui ont décidé les tranches. En matière de spectacles pour enfant, c’est délicat, notamment selon les tempéraments des uns et des autres. J’ai donc opté pour les spectacles dès 2 ans et moins de 4 ans, pour éviter d’éventuelles longueurs ou frayeurs inutiles. Des enfants qui pleurent dès que les lumières s’éteignent, c’est assez courant. J’ai coaché le cadet en lui expliquant tout en détail : la pénombre, les sons plus ou moins forts, les lumières etc. Son premier spectacle c’était Petit Ours Brun, dans un théâtre parisien, avant ses 3 ans et ça s’était très bien déroulé. J’étais assez confiante sur sa capacité à patienter et à rester « silencieux ».
Avant chaque spectacle, les enfants sont prévenus des « consignes » faciles à mettre en pratique…enfin pour certains, c’est plus simple que pour d’autres.
Evidemment, c’est payant, mais ce genre de travail a bel et bien besoin d’être rémunéré et les prix sont tout de même abordables. Il existe des tarifs réduits. Je me présente avant que ça ne commence et il reste toujours des places. J’ai préféré faire de cette manière pour rester libre des horaires choisis en fonction des réveils et siestes qui diffèrent parfois chaque jour. Prévoir à l’avance de manière rigide, j’évite.
Nous avons commencé par Couac, une très jolie adaptation du vilain petit canard. Moment magique pour nous 2, malgré de nombreux bavardages intempestifs.
Le lendemain, nous avons découverts 3 courts métrages chinois, des années 70, mis en musique en direct-live ! Très chouette. Du bon son comme on l’aime.
Que serait un festival sans marionnettes ? Voilà un spectacle drôle et coloré qui nous a bien fait rire et réfléchir. De prime abord, le thème du zoo animalier, ça me chiffonne mais la « morale » est sauve.
Pour finir la semaine, j’ai choisi de monter sur scène avec mon petit curieux et ce fut amusant et fascinant. Enfin, une représentation interactive dans laquelle nous participons du début à la fin. Expérience inoubliable !
Le rythme d’un spectacle par jour est quand même fatigant pour lui. C’était relâche vendredi. Trop de fatigue, trop de sollicitations. Besoin de récupérer de sa rentrée en maternelle, mine de rien. Il lui restait assez d’énergie pour raconter chaque représentation à son père tous les soirs. Ravi de revivre les émotions du jour.
La fumeuse fameuse théorie du « bon vieux temps ».
J’aurai bientôt 42 ans. Ça fait des années que j’entends gémir : « les enfants sont pires qu’avant ». Même quand j’étais petite. Wikipedia dit « la durée d’une génération humaine correspond généralement au cycle de renouvellement d’une population adulte apte à se reproduire, à savoir environ 25 ans ». Les enfants « sont pires » depuis un peu plus d’ 1 génération (2 dans 8 ans). Mais c’était déjà « pire » quand mes parents étaient petits, eux aussi ! Donc ça fait 3 générations que ça dure.
« Avant, c’était plus simple, ils obéissaient ». Ah oui, la peur, en général ça fait obéir. La crainte des réactions de l’adulte mène loin… Dernièrement la justice a même parlé de consentement dans une affaire qui tourne vraiment au vinaigre. C’est hors sujet, mais ça me révulse.
« C’est dangereux d’enseigner à un enfant qu’il n’a pas d’autre choix que de faire ce qu’on lui dit ».
Qu’est-ce qui a bien pu changer ?
Peu de choses, à mon sens. En fait, il n’y a aucune comparaison possible entre l’enfance des uns et celle des autres. Le seul point commun (en France), c’est le même système éducatif, il date du siècle d’avant le siècle dernier, il est presque préhistorique, obsolète, ancien. Un nouveau regard, mal perçu (qui peut se vanter d’être prophète en son pays ?) : Céline Alvarez.
Ce qui m’exaspère c’est d’entendre que c’est la faute de la Bienveillance,
souvent confondue avec le Laxisme. Pourtant, quand mes parents me racontent leur enfance, c’est loin d’avoir été bienveillant et jamais laxiste, alors…?
Alors, je n’ai aucune réponse qui serait la vérité, ce serait ma vérité. Ce que je souhaite défendre ici, c’est la Bienveillance. Jamais, elle ne peut être la cause de quoique ce soit.
S’il y a des responsables, je pointerai la violence qu’elle soit ordinaire ou pas, le manque d’amour, le manque d’attention individuelle, l’absence d’estime de soi, la soumission, l’obéissance…
Le monde a toujours été celui qu’il est mais dans des contextes différents. Aujourd’hui, il est possible de savoir même ce que nous ne souhaitons pas connaître. Tout est médiatisé. Tout peut se savoir, sauf l’essentiel, bien souvent.
Si le passé des criminels, des délinquants, des dictateurs… est un minimum creusé, passé à la loupe, il sera systématiquement trouvé une trace des responsables, quasiment toujours. Je suis sûre que c’est rare qu’un enfant qui reçoit suffisamment d’amour, d’attention, de protection, de respect de ses besoins…finira en prison ou hurlera sur ses propres enfants pour se faire entendre. La Résilience permet à certains de s’en sortir, heureusement.
Récemment, devant l’école de mon fils, j’ai assisté à une scène qui m’a profondément heurtée. Je n’ai rien dit, ni rien fait. Une maman s’est rendu compte que son fils de 3 ans avait renversé de l’eau sur son pantalon (il avait essayé de boire quand elle conduisait). Sans aucune gêne, elle lui a dit « Put**in, tu fais chi** ! » et s’en est suivi une flopée de paroles qui m’ont toutes atteintes au cœur après que la première m’ait complètement sidérée (la sidération qui empêche totalement d’agir). » y’a pas un jour, où tu ne fais pas une connerie », « tant pis pour toi, les copains diront que tu as fait pipi, bien fait »…j’en passe et des pires. Et lui, il lui entourait les jambes de ses touts petits bras, il lui faisait plein de câlins. Cet enfant aime sa mère, c’est flagrant. Il n’a pas peur d’elle, tout ce qu’il semblait vouloir c’est son amour en retour…elle ignorait ses marques d’affection en continuant à lui dire sa colère. C’est sa façon de l’aimer, de lui parler, c’est comme ça chez eux.
C’est une des scènes, au hasard, auxquelles j’assiste régulièrement. Trop souvent à mon goût. Ça m’a amenée à fuir les lieux publics aux heures d’affluence, autant que possible. Je me sens tellement impuissante et touchée par autant de violence ordinaire…bah oui, mais elle ne fait rien de mal cette maman, rien de répréhensible. En France, c’est même normal; ça s’appelle « éduquer mon enfant, comme je veux », sans trop se soucier de ce que l’enfant reproduira en collectivité. C’est moi qui suis hypersensible, c’est vrai. Et quand mon cadet rentre de l’école en me disant « l’école c’était bien, mais il y a des autres qui me tapent »…je suis désemparée et on me rétorquera qu’il apprend la vie…
Pour revenir à cet enfant, comment se comportera t-il et parlera t-il en grandissant ? Personne ne peut deviner…mais quand j’entends des enfants dire les mêmes mots à d’autres enfants…d’où ça peut bien venir, hein ? Serait-ce le fruit du hasard ? Bien sûr que non. Un enfant pense que son quotidien est classique. La façon de parler de ses parents et de son entourage le façonne. Il n’y aura rien d’étonnant à ce qu’il se comporte de la même manière avec les autres. Et le plus sidérant, c’est qu’il se fera « reprendre » à cause de sa façon de faire…qui est tout simplement celle de ses parents. Je sais qu’il a des difficultés sociales (et c’est peu dire, puisqu’il mord et donne des coups de fourchette, entre autres). Le souci c’est qu’il se heurte à une autre façon de faire. En collectivité, il est interdit de faire mal à l’autre, que ce soit physiquement ou verbalement. Il finira par comprendre, ou pas. Cela demande énormément de disponibilité de la part des professionnels de la petite enfance et des enseignants qui ont tellement plus intéressant à apporter aux enfants.
Je pense, naïvement, que transmettre la Bienveillance pourrait changer la donne, mais c’est sans compter ses détracteurs qui crient au loup : « la bienveillance nous amène à la société d’aujourd’hui et on voit bien le résultat : l’absence de respect, l’ignorance des limites etc. ! » Mais enfin, NON ! La Bienveillance, en comparaison de la violence est toute jeune (je cherche son origine), en tous cas, avec autant d’ampleur. Pourtant, elle a déjà des ennemis. C’est sa faute si on en est là.
pareil pour l’humiliation et la moquerie
Ces personnes se trompent de cible. Nous savons tous que l’Amour, le frère de la Bienveillance, est la seule solution quand il est sincère.
C’est un écrit de ressenti, peu approfondi et sans solutions concrètes, je l’admets. Chacun a la solution. De nombreuses personnalités proposent des pistes. Parfois j’ai l’impression qu’ils prêchent dans le désert.
Si quelque chose a changé, c’est la défiance de presque tous envers tout ce qui est nouveau, tout ce qui change, tout ce qui est scientifique. Changer son angle de vue est simple, il suffit de se décaler un peu.
Je suis EJE de formation. Pour des raisons personnelles, il m’est impossible d’exercer sur le terrain avec les quotas actuels. Je suis même écœurée d’avoir exercé dans ces conditions. Quand j’y pense, j’ai la nausée. Après 1 an, de repos forcé, je suis prête à mettre en pratique mes savoir-être et savoir-faire ailleurs qu’en EAJE (« mais t’es folle, tu te grilles dans le milieu… » « Oui, enfin, pour ce qui m’est proposé, je m’en remettrai »).
Je suis à la recherche d’une voie professionnelle qui me permettrait de proposer mes compétences, à ceux qui en ont besoin, telles que je les porte, sans avoir à me transformer en wonder-woman (et non, je n’ai pas eu la chance de grandir sur l’île de Themyscira, comme la belle princesse Diana).
Ça me plairait d’accompagner des enfants « porteurs de handicaps mentaux » à l’école maternelle/primaire ou même en institut. Le terme c’est auxiliaire de vie scolaire (AVS) ou autre chose (ça change tout le temps). J’ai postulé récemment. Il m’a été demandé une lettre de motivation (manuscrite, à envoyer par mail !!). J’en ai marre de ces procédures à la noix. Si je postule, c’est que je suis motivée, rencontrons-nous afin d’en discuter de vive voix. Oui je sais, je suis hors critères (CUI CUI et trucs machins) mais j’ai envie de dire, on s’en fout, non ? J’ai envie, c’est tout. Oui, je sais, je ne suis ni précaire, ni sous-diplômée, mais… est-ce tout ce qui est recherché pour accompagner des enfants à forts besoins ?? Et cette histoire de fin des contrats aidés… où est la logique avec la promesse que tous les enfants auront leur AVS à la rentrée ? Nous sommes le 19 septembre 2017, et si j’en crois BMFTV, « 3500 élèves sont privés d’école, faute de personnel… » Pardon ? Faute de quoi ? Et moi, je suis du vent dans la plaine ? Je suis sûre que nous sommes nombreux à attendre un hypothétique « poste ». Si quelqu’un cherche, je vis dans le 06, près de Cannes. Pour me contacter, il est possible de me laisser un commentaire sous cet écrit.
Ça me plairait aussi d’accompagner des enfants dits « lambdas », de tous âges, dans leur découverte de la vie. Avec des horaires « humains », au plus proche de leur rythme. J’imagine un lieu de vie dans lequel, le petit déjeuner aurait lieu quand les enfants ont faim, pour la plupart après 9h. Commencer la journée par un moment convivial, quel idéal ! Continuer avec une matinée en extérieur, au jardin, à la ferme, à la pêche, en forêt, au marché… ; préparer le déjeuner ensemble ; profiter d’un temps de pause, calme, lecture, jeux de société et enfin terminer l’après-midi par du bricolage, de la pâtisserie, l’entretien des parties communes…de la méditation selon les besoins, une collation si nécessaire et fin de la journée avec jeux libres jusqu’au départ avec les familles. Y’a de quoi s’occuper et apprendre les choses essentielles de la vie. Dans tous ces moments, il y a du concret et en faire l’expérience permet d’assimiler des notions plus aisément. Le bien-être à l’école, est-ce que je rêve ? Qu’est-ce que j’attends pour créer cette « école » alternative, me direz-vous ? Et oui, bonne question, qu’attends-je ? Seule, je sais que j’aurai du mal à y arriver, chacun a des épaules plus ou moins larges. Ma carrure est toute mince et a assez de fardeaux à porter. Alors, je n’ai aucune honte à dire que OUI j’aurai besoin d ‘aide ! de conseils avisés, de guidance de personnes qui sont dans l’aventure…toussa toussa. Oui c’est un appel.
Pour faire un peu CV et lettre de motivation, voici la liste de mes compétences acquises au cours de mes dix années d’expérience, à domicile, en saison en EAJE, en EAJE municipaux…et avant le DE, en groupe scolaire auprès d’enfants porteurs de handicaps mentaux ( en CLIS et UPI).
Accueil, encadrement, de jeunes enfants, d’enfants polyhandicapés et porteurs de handicaps mentaux. Accompagnement en lien avec les familles.
Proposition de médiations et actions éducatives pour favoriser le développement global de l’enfant.
Travail et encadrement d’équipe éducative ; élaboration et conduite de projets.
A part cet encart politiquement correct, je sais observer finement, écouter attentivement, échanger calmement, réfléchir tranquillement mais aussi urgemment. Je sais analyser des situations. Je sais rédiger des écrits (projets, compte-rendus…). Je suis dans une optique de bienveillance (ni laxiste, ni permissive), même si je suis loin d’être parfaite. C’est un de mes défis professionnels.
Mes qualités et mes défauts sont visibles rapidement sur le terrain, dans la mesure où je suis entière, honnête même si parfois réservée. Je dirai ce que j’ai à dire au moment opportun. J’attends, en retour, que l’on me dise aussi ce qu’il y a à me dire. C’est la base de la communication car les « non-dits » et même les « on-dit » c’est pénible et lourds de conséquence et de temps perdu.
Je vous présente ma première histoire (semi-autobiographique).
J’ai rencontré beaucoup de belles personnes sur mon chemin, d’autres caméléons, des zèbres aussi, un magnifique flamant rose…Je le leur dédie.
Le chemin continue. Les rencontres aussi.
Kalamita est une jeune caméléon.
La légende dit que les caméléons se camouflent selon l’environnement extérieur pour échapper aux prédateurs. Sauf Kalamita. Sa particularité la différencie de tous les autres caméléons car elle arrive seulement à devenir rouge ou blanche. Au repos, elle est rose.
Pascal, gentil compagnon de Rapunzel
C’est complètement aberrant, car elle a grandi dans une ville grise. Elle a donc toujours été visible comme le nez au milieu de la figure. Quand les émotions sont trop fortes, elle vire au rouge écarlate et parfois sans émotion ça peut lui arriver aussi. C’est très gênant. Au lieu de se fondre dans la masse, tout le monde la remarque. Le comble, c’est qu’elle déteste attirer l’attention.
Heureusement la science s’est rendue compte que changer de couleur n’était pas un art du camouflage chez le caméléon mais bel et bien l’expression d’émotions ou un changement de température. Kalamita est une caméléon érudite, elle a beaucoup lu et elle a été rassurée d’apprendre qu’il n’y avait rien de grave à avoir des émotions. Par contre, c’est compliqué de l’expliquer aux autres. Reste aussi cette palette jugée très minimaliste par ses congénères. Rose, blanc et rouge, c’est vraiment pauvre comme variétés de couleurs. Dans sa grande famille, ils sont bien plus colorés que ça. C’est que Kalamita vient d’une famille tropicale et métissée. Elle ressemble tout de même à son père, sa mère et une de ses 3 sœurs.
Elle s’est trouvée différente par rapport à ses cousins et ensuite par rapport aux autres caméléons à l’école. Elle avait souvent honte, elle devenait rouge. Quand elle devait parler devant les autres elle était rouge. Quand les autres parlaient d’elle, elle devenait rouge, rouge, rouge. Quand elle était malade elle était blanche. Quand elle avait peur, elle était si pâle qu’elle semblait disparaître. Être effacée c’était très facile pour elle. Quand l’été arrivait son père l’appelait « blancheur des neiges » mais avec le soleil c’était » rose écrevisse » et parfois « rouge carmin » et c’était très douloureux.
Un jour Kalamita en a eu marre. Elle s’est renseignée pour être comme les autres. Elle a vu une quantité de spécialistes, coloristes…personne n’a pu l’aider. C’était une spécificité contre laquelle il n’y avait rien à faire. Bon. Ils avaient raison. Alors elle a fait avec. Elle a juste réussi à être encore plus pâle : rouge pâle, rose pâle et encore plus transparente quand elle était blanche. Elle passait inaperçue, enfin. C’est exactement ce qu’elle souhaitait !
Elle s’entendait bien avec tout son entourage affectif et professionnel. Elle disait le plus souvent possible ce que les autres souhaitaient entendre. Elle les contredisait rarement, sinon ça se voyait trop qu’elle était bizarre. Elle avait encore des sursauts de colère, de « rebellattitude », d’anticonformisme, sinon elle risquait de finir par exploser, mais c’était discret. Elle ne se mettait jamais en avant, même quand c’était pour ses idées, ses valeurs auxquelles elle tient tant.
Et puis elle est tombée malade. Aucun spécialiste n’a trouvé la raison de ses divers maux. Elle pleurait souvent, sans aucune raison apparente. Elle ne comprenait plus rien ni personne. Peu la comprenait. Tout l’épuisait. Dormir ne la reposait plus. Elle avait mal. Jusqu’à ce qu’elle devienne bleue et coincée au lit. Un médecin lui a dit « mais vous êtes spasmophile ! Ça se traite ». Un caméléon spasmophile, c’était du jamais vu. C’était surtout peu sérieux. « Tout ça, c’est dans votre tête ! »s’est-elle entendu dire maintes fois.
Une amie, elle aussi, rouge, blanche rose et souvent bleue est venue en vacances un été. L’été où tout a commencé- inexorablement lentement mais sûrement- jusqu’à la piste d’un diagnostic l’année suivante : le spectre autistique. Cette chère amie venait d’être diagnostiquée autiste Asperger.
Un caméléon spectre et autiste !? Allons donc.
Kalamita a suivi la piste, mais les spécialistes, une nouvelle fois unanimes, ont répondu « non, ce caméléon est rose mais pas autiste ! Même si elle se situe dans le continuum, aux frontières du spectre, avec des fortes caractéristiques et un trouble de l’attention » (le fameux trouble qui n’en est pas un).
Kalamita s’est faite une raison, bien qu’elle reste dubitative. Après tout, elle est un caméléon en bien meilleure santé depuis qu’elle a du cesser de travailler. Certes, elle fonctionne autrement. Elle navigue à vue, sans boussole, dans toutes les directions. Elle continue à chercher à comprendre le monde dans lequel elle vit sans parvenir à faire pareil, car elle perçoit la vie à sa façon. Elle peut être maladroite, dans la lune, hypersensible, désagréable quand elle fatigue, déconnectée quand elle est épuisée et un rien l’épuise bien plus vite que la moyenne. Le souci c’est ne pas savoir pourquoi elle est différente et…quoi faire de cette différence, rarement un atout. Ça la ramène parfois sur le chemin où elle finit par devenir l’ombre d’elle-même.
Kalamita se dit que si elle savait enfin ce qui la rend spéciale mais qui est aussi mal accepté et mal perçu par son entourage, elle serait au moins rayée : rouge, blanc, rose et bleu et d’autres couleurs. Elle se sentirait presque complète et moins décalée. Toutes les pièces du puzzle seraient assemblées.
Kalamita a parfois l’impression qu’elle touche au but. Il lui semble qu’il ne manque plus qu’une pièce à ce vaste puzzle. Le temps passe. Elle parvient à vivre sans cette pièce. C’est possible. Souvent douloureux. La douleur est une fidèle compagne. Un jour il faudra qu’elle s’en aille cette douleur et que la sérénité la remplace. Alors, Kalamita cherche en elle, car à l’extérieur, personne n’a su répondre à ces mille questions. Chaque rencontre est un beau morceau du chemin qui l’aide à avancer. La réponse à la question, c’est à elle de la trouver.
Le rapport avec Planète EJE ? L’enfant intérieur. C’est lui qui détient les secrets et les clés.
Court blabla comme un genre de coup de calgon, pour recadrer les opinions douteuses.
A la canadienne
A chaque fois, quand l’argument du naturel de l’allaitement au sein est évoqué, c’est systématique, le florilège qui suit est le suivant :
« oui mais, faire caca, c’est naturel »
« faire l’amour c’est naturel »
et autres joyeusetés.
Juste pour informer :
allaiter au sein c’est pour nourrir, calmer, rassurer, câliner un bébé.
Comment peut-on comparer nourrir et le reste avec déféquer ou copuler ?? Quel est le rapport ?
En ce qui concerne l’allaitement au sein en public, la différence c’est que c’est autorisé et encore heureux, parce qu’un bébé a beaucoup de difficultés à attendre quand il a faim. Il y a des âges pendant lesquels c’est impossible de différer la tétée. Par contre, un adulte peut attendre pour faire caca et surtout c’est interdit de le faire et en public et sur la voie publique. Il peut aussi refréner ses ardeurs pour faire l’amour, enfin j’espère car là aussi, c’est considéré comme une exhibition sexuelle. Ça coûte un an de prison et 15 000 euros d’amende.
Quand une mère décide d’allaiter, jamais je n’en ai vu en faire une annonce publique pour être le centre de l’attention. Certaines déballent la « marchandise » ? Il n’y a aucune obligation de le faire discrètement. Dans la rue, c’est autorisé de fumer, celui qui est dérangé change de trottoir ou de place en terrasse. C’est pareil pour l’allaitement. Allez vous-en si la vue d’une poitrine vous offusque.
Alors franchement, ceux qui pensent qu’allaiter en public c’est dégoûtant, malsain parce que c’est sexuel, intime ou que sais-je encore…je rappelle que les seins fabriquent du lait pour le nourrisson qui vient de naître. A ce moment là, leur rôle est de nourrir. Si la mère choisit de donner son lait à son bébé, alors elle a le droit de le faire absolument partout et à n’importe quel moment selon sa pudeur à elle et surtout selon les besoins de son enfant. Si quelqu’un est dérangé par l’aspect sexuel du moment, c’est qu’il a l’esprit vraiment tordu. Un enfant n’a aucune notion sexuelle adulte. Quand il a faim, il a besoin de manger comme n’importe qui. Personne ne cache sa bouche pour manger et pourtant sexuellement il peut s’en passer des choses avec la bouche et que dire des doigts…
Donc mon message est clair : qu’on fiche la paix aux mères allaitantes et qu’on leur épargne la vulgarité des opinions douteuses de certains pervers tordus ou d’autres vierges effarouchées.
Si « allaiter c’est naturel » vous semble un argument insuffisant alors je valide : allaiter, c’est glamour ! ça vous dérange ? Regarder ailleurs, c’est simple pourtant.
Olivia Wilde et son fils
Bel article de Marion McGuiness sur un de ces blogs : je suis une seinte.
Guider c'est montrer les pistes. "Chacun sa route, chacun son chemin". La solution est en chacun de nous.