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Rencontre avec Mme Lammers et M.Odent


Liliana LAMMERS Quelle femme ! Je ne la connaissais pas. C’est une rencontre dont je ressens la teneur pour cet avenir qui se profile, en tant que doula. Son intuition est phénoménale. En l’écoutant j’ai repensé à Dinah. Ses expériences sont stupéfiantes et elle les narre comme une conteuse. Liliana est doula depuis 21 années.

Michel ODENT Avec une telle expérience, il a de quoi raconter et c’est passionnant de l’écouter. Il a assisté aux trois derniers accouchement de Liliana. Il venait au moment du pré-travail. Il ne faisait jamais rien de médical, en ne sachant rien à l’avance, car il n’avait suivi aucune des gestations. Il se comportait comme un ami. Il était simplement là.

C’est grâce à une doulamie de la promo d’Envol et Matrescence que j’ai eu cette possibilité de les rencontrer en visioconférence. Je l’en remercie. Avec les mesures sanitaires actuelles, Zoom nous sauve la mise !

Le domaine de la périnatalité est un vaste sujet, rempli de zones inconnues, pour moi. Je ne sais rien, sauf ce que j’ai vécu durant mes deux grossesses et les naissances de mes fils. Avec ma mémoire de Dory, c’est rarement accessible quand j’en ai besoin. Jamais je n’aurai pensé à trouver moi-même cette aubaine ! J’avais vu quelques informations sur Michel ODENT via instagram, sans vraiment approfondir.

Il était impossible de tout aborder en 3 jours. Ces temps se voulant interactifs, il y a eu donc de nombreuses questions. C’était très enrichissant d’entendre les expériences de chacun’e’s.

Le contenu du séminaire étant privé, je n’en dirai rien ici. C’est une découverte toute personnelle dont le contenu a fait écho en moi. Je suis heureuse de les avoir rencontré, même virtuellement grâce à l’association le Pas Sage.

Si ce séminaire vous fait de l’oeil, voici où vous renseigner : Paramanadoula.

Le droit de respirer

Récemment j’ai revu la pyramide de Maslow.


Et puis je vois ça régulièrement :

En bord de mer
A saint Jean Cap Ferrat
En ville, à Cannes

A Cagnes, tu dois te masquer en bord de mer, sinon PAF 135 euros pour le Trésor privé public.

A saint Jean Cap Ferrat, c’est pareil partout sur la presqu’île. Que tu sois sur le sentier pédestre ou en centre-ville.

A Cannes, tu dois te masquer dans des contextes précis. J’en déduis qu’en bord de mer et dans la rue, personne n’y est obligé.

Je savais déjà que la France n’était pas si nationale que ça. A quelques kilomètres de distance, c’est assez incroyable.

J’évoque Paris, pour la forme, mais voilà bien les prémices d’une dictature urbaine. A la pause méridionale, j’ai eu besoin de prendre l’air, de marcher et de manger (encore des besoins primaires). Sauf que je ne savais pas qu’il était dorénavant interdit de manger en marchant ! Si tu veux enlever ton masque, tu restes statique dans une zone non réglementée…Mais euh ? Tout Paris est réglementé et les restaurants étaient tous fermés… Finalement je n’ai rencontré aucun « gardien de la paix », j’ai mangé en marchant. Le lendemain, je suis allée dans un square et là stupeur, c’était bondé de gens qui mangent… La cohérence est en voie d’extinction.

Pour revenir au besoin vital de respirer, surtout quand il y a de l’air, « en veux-tu? en voilà ! », tout ça me questionne. Je constate que ce n’est plus moi qui décide où, ni comment j’ai le droit de respirer ? Avec des conséquences, pour le moins désastreuses. Pour ma première fois en masque « chirurgical » imposé, ma journée s’est terminée par une migraine avec nausées… En dehors du fait que ce masque jetable est une catastrophe écologique, il est, parfois/souvent/toujours?, composé de substances que nous ne devrions pas respirer tous les jours pendant des heures… mais bon c’est psychosomatique tout ça !!

Ma contribution pour l’environnement trouvée ici : masque biocompostable, aucune céphalée après 2 jours de port imposé. Je ressemble à un canard mais comme lui, je ne pollue pas.

« Allo Kourou ? Nous avons des petits problèmes… »

Masqué à 7 ans

Cadet a fêté l’âge de « raison », masqué à l’école. Juste à temps avant le énième confinement. Il avait été déçu l’année dernière de le fêter à 4. Il est plus convivial que moi.

Hors sujet : En CP, ils boivent du « caka-cola »!! Sans demander aux autres parents s’ils sont d’accord. Tout va bien. A quand les « bulles rouges » ?!

2020

Quand le masque est devenu obligatoire dès 6 ans en novembre dernier, j’avais passé mes nuits à chercher le moyen de contourner ce que je ressentais comme une aberration. Sans succès. J’ai écrit un blabla le 17 novembre et j’ai choisi d’éteindre les actualités anxiogènes. Je suis donc passée à côté de la lettre collective datée du 20.

2021

Ça n’aurait pas changé grand chose. Cadet dit qu’il supporte le masque. Depuis 4 mois, je n’ai remarqué aucun signe physique ni psychologique de souffrance.

Nous avons fait le choix de le retirer du temps de midi après lecture du protocole « renforcé ». Ainsi, il respire sans, durant 1h30 le midi. C’est ça de gagné. Et puis comme un cadeau de Pâques, les enfants peuvent respirer, nez et bouches libres, pour 3 semaines !

Dangers du masque

En dehors du fait qu’il est évident que c’est un nid à microbes– et qu’il est suréaliste que nous soyons obligé de garder un nid à microbes à l’entrée de deux orifices déjà exposés- il y a d’autres raisons d’en limiter l’usage.

Je cite quelques extraits des 150 professionnels de santé qui alertent : « L’enfant, de 6 à 11 ans, est encore loin d’avoir atteint une pleine stabilité dans son développement. Lui masquer ainsi la moitié du visage des journées entières avec la crainte d’une réprimande systématique s’il devait le retirer est susceptible d’exposer l’enfant à de graves conséquences cliniques aussi bien immédiates qu’à long terme sur les plans somatiques et psychiques : céphalées, complications ORL, affections dermatologiques, troubles de l’attention et de la communication, pathologies psychiques (angoisses, agressivité, terreurs nocturnes, TOC, énurésie…), bégaiement, troubles des apprentissages (lire, écrire)…L’importance d’une bonne oxygénation, en particulier pour un cerveau en plein développement, apparaît comme une nécessité impérieuse.

Que faire ?

Des parents ont préféré pratiquer l’Instruction En Famille (IEF). D’autres, comme moi, prient et/ou manifestent pour que l’éducation nationale alerte, à son tour, le gouvernement sur les conséquences à court et long terme. A priori, c’est peu entendu parce que c’est peu médiatisé. L’inconscient collectif est certain de l’utilité du masque sur le visage des enfants. Changer ce paradigme demande du temps, puisque l’exemple parfait dit que le masque protège l’autre et soi-même. Avons-nous assez de temps pour éviter des conséquences catastrophiques ? Est- ce qu’une étude randomisée contrôlée (clin d’oeil à Michel Odent) a été lancée ? Je l’ignore.

Conclusion

Je me sens piégée ces derniers mois. Comme la plupart d’entre nous, je mets le masque parce que mon compte en banque ne peut se vider de 135 euros une ou plusieurs fois. Mes enfants mettent le masque parce qu’ils veulent et ont besoin d’une vie sociale. Ils n’ont pas non plus 135 euros à donner. Je me sens prisonnière de cette situation qui n’a plus aucun sens. Ma limite sera le test nasal obligatoire à l’école. Tout ce qui sera obligatoire sonnera la fin de ce qu’il me reste de confiance.

Et vous, où en êtes-vous dans cet imbroglio « mondial » ?

5-10-15. Mea Culpa M.Ferber

J’ai eu des scrupules à laisser Richard Ferber, passer pour un spécialiste douteux. Je qualifie moi-même sa méthode, enfin ce que j’en ai compris et expérimenté, d’horrible et d’affreuse.

Qui est-il ?

Il est le fondateur et ancien directeur du Centre des troubles du sommeil pédiatrique à l’hôpital pour enfants de Boston. Je comprends mieux que sa méthode soit toujours recommandée. C’est un expert et entre experts, ils se soutiennent, peu importe les résultats. A priori, il doit savoir, un minimum, de quoi il parle.

Méthode pour qui ?

« Il s’agit d’une forme de sevrage destiné à débarrasser l’enfant du besoin du réconfort parental pour s’endormir. Cette méthode est inappropriée dans les cas d’insomnie due à des cauchemars. Pareil pour la peur du noir ou de la solitude, problèmes physiologiques, etc. « 

Lu comme ça, c’est déjà loin de la bienveillance… Pourquoi vouloir débarrasser un petit d’homme du besoin de réconfort parental ? A quel moment un bébé pourrait-il faire la différence entre du réconfort pour s’endormir et du réconfort en cas d’angoisse et de chagrin ? Maintenant que les neurosciences éclairent l’immaturité du cortex préfontal jusqu’à 5 ans environ… et sachant que c’est souvent au moment de l’endormissement que ces émotions arrivent. J’avoue ne pas comprendre l’objectif de départ.

Les critiques

Nous les connaissons. La méthode est même plus connue, à tort, sous le nom de la méthode des pleurs. De ce que j’en avais compris, il y a 20 ans, c’était de laisser bébé dans son lit. D’abord 5mn. Aller le voir pour le rassurer s’il y en avait besoin et rallonger le temps jusqu’à 10 puis 15 minutes avant d’aller le voir, sans parler ni le prendre dans les bras. La présence du parent devait suffire à calmer l’enfant pour qu’il s’endorme. Avec l’ainé, ce fut un échec cuisant et difficile à récupérer. Je ne savais pas qu’il ne fallait pas le laisser pleurer. Je n’ai tenu qu’une sieste. Il était dans un état hystérique. Impossible de tenter ça la nuit.

La défense de Richard Ferber

Dans la préface d’une version mise à jour de son livre, publiée en 2006, Richard Ferber affirme qu’une mauvaise interprétation de ses préceptes est à l’origine de la controverse autour de sa méthode :

« Beaucoup de gens ont pensé que je recommandais une unique méthode. Pour traiter tous les problèmes de sommeil, sans considération de la nature des problèmes, de leurs causes, ou des préférences parentales et des souhaits de la famille. Pire, la méthode particulière à laquelle ils se réfèrent (une seule des nombreuses approches décrites dans le livre) a parfois été décrite de manière incorrecte comme la même méthode « cry it out ». Les techniques que je suggérais étaient censées les contrer. Laisser simplement un enfant dans un berceau crier seul pendant de longues périodes jusqu’à ce qu’il s’endorme, peu importe le temps que cela prenne, n’est pas une approche que j’approuve. Au contraire, un grand nombre des approches que je recommande sont pensées précisément pour éviter les pleurs non nécessaires. »WikiMonde

Lire l’anglais est complexe pour moi. Je ne peux que croire les interprétations qui traduisent la méthode. Hélas, la traduction est un peu psychorigide chez Momkidzone

Extraits

 » Les nouveau-nés sont ridiculement difficiles dans la plupart des cas, et les endormir peut être une tâche difficile. »

  • « Dans un premier temps, vérifiez le bébé à intervalles de trois, cinq, puis dix minutes s’il ne semble pas cesser de pleurer. Progressivement, vous devez augmenter le temps entre les vérifications chaque jour qui passe. Ce processus s’appelle «extinction progressive», et l’intervalle entre les vérifications devrait atteindre vingt minutes avec le temps.
  • Le bébé finit par apprendre à se calmer et vous constaterez que le nombre de fois où il pleure diminue au fil de la journée.
  • Cela signifie que le bébé peut s’endormir seul sans votre aide. »

« Richard Ferber lui-même a reconnu que la Ferberisation ne consiste pas à enseigner à l’enfant à s’endormir tout seul. Les enfants sont simplement encouragés à trouver le moyen de s’endormir seuls. Cela signifie que votre enfant peut simplement refuser de s’endormir ou de pleurer abondamment jusqu’à ce qu’il attire votre attention. »

La méthode de formation Ferber est-elle identique à la méthode Cry-It-Out?

« La méthode Ferber n’est pas la même chose que la méthode « cry-it-out ». Les deux sont parfois confondues.

  • Les méthodes de « cry-it-out » conseillent aux parents de laisser le bébé pleurer lui-même pour s’endormir et d’empêcher l’enfant d’attirer l’attention de ses parents.
  • En revanche, la méthode Ferber implique que les parents accordent leur attention à l’enfant chaque nuit. A des intervalles plus longs.

CONCLUSION

Anna Wahlgren parle de « la méthode des pleurs » qu’elle situe aux Etats-Unis dans les années 1940.

La méthode « Cry it out » fait référence aux recommandations de l’ouvrage The care and feeding of children, de Luther Emmett Holt (publié en 1895, édition 1907). Elle préconise de laisser pleurer l’enfant jusqu’à ce qu’il se calme ; même si cela prend jusqu’à deux à trois heures ; si la cause des pleurs est identifiée comme non physique. Je préfère ne pas commenter cette « méthode ».

La confusion est facile.

M. FERBER, je vous présente donc mais plus plates excuses.

L’heure du « loup »

Au dodo les petits, épisode 4, le dernier de la saga du dodo.

Mon exploration de la thématique du sommeil touche à sa fin. Je considère que j’ai fait le tour, pour l’instant. Je partagerai mon expérience en guise de conclusion, plus tard.

Pendant mon exploration au pays du sommeil

Au cours de cette aventure , à la recherche du sommeil perdu, j’ai retrouvé Nancy Doyon, dont je suivais les contenus sur Facebook. J’ai souvent apprécié ses publications nuancées. Sauf au sujet de l’allaitement non écourté/libre, nous n’étions pas d’accord. Bref, j’ai trouvé son nouveau format sympathique : « ça dépend ! »

Les nuances, les contextes, les histoires familiales, voilà pourquoi il ne peut y avoir une seule réponse.

Elle a écrit un livre au sujet du sommeil : SOS dodo 10 raisons pour lesquelles les tout-petits refusent d’aller au lit… et (bien sûr) quelques stratégies pour y remédier.

La philosophie d’Anna Wahlgren

Le souci avec la solution proposée par Anna Wahlgren, c’est que lorsque toutes les questions sont posées par le bébé, d’après elle il n’en reste qu’une : « Est-ce que le « loup » viendra me prendre ? » Et là, j’avoue, je bloque. Qu’est-ce qui lui permet d’affirmer cela ? Peut-être le résultat de la cure ? Un grand nombre de témoignage est positif et très élogieux. Elle dit, elle-même, qu’elle n’a échoué que deux fois. Les enfants concernés prenaient un traitement médicamenteux qui a, sans doute, biaisé la cure. Tous les enfants, sans exception, re-trouvent un sommeil de qualité, réparateur, de l’appétit et une joie de vivre décuplée ! Parce qu’ils ne sont plus épuisés et carencés en sommeil. CQFD.

Autant je suis d’accord avec le fait que le besoin de proximité « assouvi » ne résout en rien le besoin de sécurité, autant, au sujet de l’ultime question qui serait toujours la même, j’ai des doutes. Pourtant, à la lecture de ce livre, il est évident qu’un réel dialogue se noue entre l’enfant et ses parents. Une relation qui permet une communication approfondie et qui laisse peu de place à l’erreur d’interprétation, surtout que le résultat est toujours le même : la famille entière (qui était en grande souffrance) retrouve le goût à la vie.

Mon expérience

Le cododo a calmé temporairement l’angoisse de survie du cadet. Dès lors qu’il a dormi seul, elle est revenue au galop, sûrement avec l’insécurité !
Il a longtemps eu besoin de s’endormir tout contre moi, en me tenant le bras. Même s’il savait que je resterai toute la nuit à ses côtés (pour des raisons pratiques d’astreintes nocturnes du papa ou pour surveiller après une chute sur la tête). En pleine nuit, il lui est arrivé de se réveiller entre deux cycles et de me dire qu’il avait peur.

Peur à mes côtés. Tout contre moi. Selon Anna Wahlgren, c’est logique. « Qui monte la garde dehors pour empêcher le « loup » de venir si maman dort à mes côtés ? » Papa ? Il dort aussi… Le « loup » peut donc venir. Donc, j’ai peur.

En conclusion

Cette philosophie est pleine de bons sens et elle a le mérite d’être cohérente. Elle ne peut débuter, avec le protocole, qu’à partir de 4 mois. Surtout, elle est destinée à des enfants qui présentent de réels troubles du sommeil. C’est important de le savoir !

La pratique est sujette à controverse : le bébé est placé sur le ventre, avec un système de sécurité. Seul dans sa chambre ou son espace de nuit. Elle préconise un lit à barreaux (RIP Maria Montessori).

Mon avis sur le pour et le contre est inexistant. Si vous avez lu les articles précédents, je ne préconise rien. Soit on essaie, soit on fuit. C’est archi simple.

Je suis en cours de rédaction de mon futur emploi du temps. Remplis de routines et d’horaires (beurk). Dès que j’aurai décidé de pratiquer pour moi, tout en préparant le cadet, (plus excité que moi à l’idée d’essayer une nouvelle expérience)…et bien je rédigerai un bilan. Après 21 jours sans arrêt. C’est le temps constaté pour l’installation stable d’habitudes nouvelles.

A suivre, donc !

Si vous avez des expériences de difficultés de sommeil solutionnées par des conseils, méthodes etc, les commentaires sont à votre disposition pour partager et ainsi enrichir cette thématique.

Anna Wahlgren explique sa philosophie de vie :

« La nuit, rien ne se passe »

Au dodo les petits, épisode 3.

Méthode, technique, philosophie ?

Anna Wahlgren précise que sa façon de faire n’est pas qu’une méthode. Il s’agit principalement, selon elle, d’une philosophie de vie. Dans le sens où ce qu’elle propose est loin d’être la Vérité mais une vérité. Comme pour tout : ce qui fonctionne pour les uns, ne fonctionne pas forcément pour les autres. Et s’il fallait le préciser : PERSONNE n’est obligé d’y croire, d’adhérer et encore moins de pratiquer.

Durant cette lecture, je ressens, tour à tour, de l’enthousiasme et un profond rejet, tout en passant par de la perplexité. La partie « théorique » écrite m’a été juste illisible, je n’ai tout simplement rien compris. Ce qui concerne l’allaitement est, comment dire, désuet. Comme dans tout livre, je prends ce qui me parle, le reste appartient à l’autrice.

Regarder pour mieux comprendre

J’ai donc visionné cette vidéo pour tâcher de visualiser. Quel étonnement ! Je m’attendais à des gestes bien plus impressionnants, bien qu’Anna Wahlgren parle constamment d’un équilibre entre douceur et fermeté.

Les commentaires

Il y en a énormément. Je suppose d’ailleurs que les principaux commentaires négatifs sont ceux de familles qui n’ont jamais essayé ou bien qui ont échoué ou bien de pseudo-experts de la parentalité qui rejettent en bloc tout ce qui peut soulager les parents désespérés. Je fais partie des familles sceptiques, car sûrement jalouse de ne pas en avoir bénéficié ! Une fois ce sentiment d’injustice transmuté, il me parait important de partager ce qui existe et peut fonctionner. Chacun’e fera le choix ou non de l’utiliser, ou au moins de se renseigner.

Qu’est-ce qui empêche les familles de pratiquer l’insoutenable 5-10-15 (d’après Ferber, sa méthode a été mal interprétée) ? Rien ni personne, c’est même encore conseillé par des spécialistes ! Quand un parent veut dormir, au moins qu’il y ait une alternative existante quand il cherche une solution !!

LE blocage

Parce que rappelons-le, dans l’inconscient et même le conscient collectif, c’est normal de mal dormir avec un bébé. Le sommeil du bébé est ainsi, immature, c’est naturel. Et puis il fait des caprices… Si c’était exact, il n’existerait aucun bébé qui dort bien. Or, heureusement, des familles ont cet honneur d’accueillir un bébé qui, toute sa vie d’enfant, a bien dormi et s’est endormi, sans difficultés. Evidemment, aucun accent ni focus n’est mis sur ces enfants-là.

La cure pour les plus grands

Anna Wahlgren n’est ni scientifique, ni spécialiste. Elle pense que cette technique est valable à tout âge. Je sens que c’est possible.

Dans l’article précédent, j’évoque le fait de réaliser cette cure. Ce mot cure fait peur à encore beaucoup de gens. Je le reçois comme pour une cure thermale et c’est tout de suite plus amusant.

Même si je ne suis pas urgemment à la recherche de sommeil, il m’est devenu nécessaire de cadrer l’anarchie installée dans mon quotidien. En effet, je dors seulement par obligation. Je peux rester éveillée, même si j’ai sommeil. Mon heure d’endormissement n’est jamais la même. Je m’auto-torture en quelque sorte. Quand j’ai faim, je mange. ça restera une condition même dans la mise en place d’horaires, d’emploi du temps et de routines.

Je m’apprête à faire tout ce que je déteste ! En cette année du buffle, je suis prête à œuvrer pour du mieux et du plaisir ! Manquer de sommeil n’est jamais plaisant. Ma fatigue chronique a du souci à se faire !

Pour celleux qui connaissent la cure, je n’ai pas prévu de me faire flapoter, (âmes sensibles s’abstenir) alors que ça pourrait être amusant d’essayer. Entre adultes consentants, c’est moins choquant que sur un nourrisson qui n’a rien demandé.

Pour conclure

Comme Edward Bach le disait : « ne me croyez pas, expérimentez »(ou pas)

La suite au prochain épisode. Je développerai l’idée d’angoisse de survie. Calmée par l’attitude d’évidence et autres outils expliqués par Anna Wahlgren herself, en vidéo.

Pour les curieux :

« Les saints n’ont pas besoin de sommeil »

Au dodo les petits, épisode 2.

La phrase choc du chapitre « L’enfant et la cure », p101. Je me suis revue en mode zombie, il y a quelques années. Le manque de sommeil (majoritairement issu de ma propre incapacité à bien dormir) additionné au bruit ambiant d’un domicile donnant sur la route Napoléon, en plein cœur d’une commune dynamique ; associé au stress permanent ; ajouté à cette spirale de l’épuisement professionnel qui entraine tout sur son passage. L’amie de toujours m’avait dit en rigolant : « dormir, c’est pour les faibles ». Elle a 5 enfants. Je me suis accrochée à ça. Je faisais partie de l’équipe des guerrières « je ne dors plus et j’en suis fière ! »

Alors quand j’ai lu cette phrase d’Anna Wahlgren, j’ai ri. Un rire de libération de mon si long déni ! « Les saint n’ont pas besoin de sommeil ».

« Je suis une Seinte », pas une sainte, sauf ici) ! (C’est quoi une seinte ?)

Pour quelles raisons est-ce devenu normal de ne pas dormir suffisamment, de mal dormir ou de ne pas dormir du tout ? Comment en sommes-nous arrivés là ?

Et surtout comment est-il possible d’entendre encore ces phrases de la bouche des professionnels de la santé, de la petite enfance, de l’éducation ? Comment peut-on répondre aux parents épuisés : « c’est normal de mal dormir durant les deux premières années de la vie d’un enfant ». La privation de sommeil est tout de même une « technique » de torture ! Et l’enfant dans tout ça ? Il n’y aurait aucune conséquence sur lui ? Un enfant dort-il vraiment ce dont il a besoin ? Y-a-t-il réellement des petits et des gros dormeurs ?

Quand j’y pense, c’est une hérésie de dire ça ! C’est de la pure maltraitance. Du déni de la souffrance de parents qui cherchent et implorent même de l’aide. Qu’est-ce qu’il y a de pire que de manquer de sommeil ?! Tout ça sous couvert d’ignorance ? Aucune idée.

Ne savons-nous vraiment rien du sommeil ?

Comment Anna Wahlgren, une parfaite inconnue a -t-elle réussi là où des experts ont échoué ? Qui plus est chez elle, donc dans un endroit parfaitement inconnu des enfants qui ont bénéficié de sa cure ? Serait-ce de la magie ? Des sciences occultes ? Des mensonges ?

Tout ce que je peux partager, à ce stade de ma lecture, c’est que le cadet bénéficiera de cette cure et moi aussi, par la même occasion. Je commencerai d’ailleurs par moi. Précision : je l’adapterai à nos âges respectifs car ça ne se pratique pas comme pour le bébé. D’ailleurs celle pour le bébé reste, à mon sens, encore questionnante.

Anna Wahlgren est croyante, elle évoque souvent Dieu. C’est donc sous forme de clin d’œil que je mets ici la liste des saints à invoquer pour le sommeil :

Pour le reste, suite au prochain épisode !

Dormir comme un bébé

LA méthode qui « sauve les nuits » ?

Lecture en cours de « Au dodo les petits« , d’Anna WAHLGREN. Episode 1.

Je ne peux attendre pour partager mes ressentis, dès le « septième » chapitre ! Ce livre est tellement déconcertant, surprenant. Dans quel sens ? Tous les sens ! Je suis, tour à tour, interloquée, médusée, impressionnée et souvent stupéfaite… Comment avons-nous pu passer, à ce point, à côté du bon sens ? Je disais à une collègue de promo EJE que c’était comme s’il fallait désinstaller un vieux programme devenu obsolète.

Pour les bébés

J’avoue que la croyance qu’ils ne fassent jamais nos nuits d’adultes est encore tellement profondément ancrée… ça me semble inimaginable que quiconque réussisse à me convaincre du contraire. Dormir comme un bébé est pourtant une expression qui existe, depuis fort fort longtemps !

Le site Observations des Violences Educatives Ordinaires (OVEO) évoque un conditionnement. De là où j’en suis dans ma lecture, ça me fait plutôt penser à un DECONDITIONNEMENT, salvateur qui plus est.

Pour les plus grands

J’avais expérimenté (sans théoriser) que la rigolade, le calme et la sécurité, menaient au plaisir de dormir, durant les siestes en EAJE. Je me cite : « Quand j’ai compris le processus du sommeil, en formation, grâce à des lectures, et ensuite sur le terrain par des cas qui posaient questions…Les temps de sieste en structures collectives sont devenus peu à peu plus sereins. Je suis passée par une sensation d’appréhension diffuse -que les enfants devaient ressentir, et inévitablement c’était le bazar- à une nécessité de calme bénéfique et attendu ! Une fois informée et donc réconciliée avec le sommeil, je me suis détendue, les enfants se sont détendus et nous avons tous mérité le temps de repos dont nous avions besoin.  »

Instinctivement, j’avais trouvé une solution proche de la cure proposée par Anna Wahlgren, parce que moi-même j’ai remarqué que je dors mieux après une chouette journée remplie de joie, j’apprécie de retrouver le calme, de me sentir en sécurité dans mon lit et je prends plaisir à dormir !

SCOOP : pour les enfants, c’est pareil !!

Comme à mon habitude, j’évite de dévoiler le contenu des livres. A chacun de se renseigner pour se faire son propre avis.

Je partage ce passage qui lève un peu le voile sur un aspect mystérieux de cette méthode : est-elle si bienveillante ? A priori oui, si j’en crois ce résumé de l’affreuse méthode 5-10-15 ; ça me rassure pour la suite.

Je précise que je lis ce livre sans ressentir le besoin de retrouver d’urgence des nuits reposantes puisque mes enfants sont grands et ont à peine entamer la qualité déplorable de mon sommeil. J’ai simplement encore plus mal dormi quand ils étaient malades. Cela dit, la cure semble rendre le sommeil même aux enfants malades… à suivre !

Je poursuis donc cette lecture si particulière et je vous tiens au courant au prochain épisode.

Apprendre à dormir ?

Au dodo les petits, Introduction.

Sujet déjà abordé : le sommeil des enfants

Quelles motivations ?

Une collègue m’a dit un jour : « si tu veux être tranquille, tu dois apprendre à ton bébé à dormir ». Evidemment, je ne l’ai pas écoutée. Je n’écoute que mon cœur qui m’avait hurlée un grand « NON ! ne fais pas ça ! » Il faut dire qu’avec l’aîné, c’était une galère sans nom. J’avais même tenté l’horrible méthode 5-10-15… Cuisant échec qui a laissé des traces. Pour le cadet, le cododo et l’allaitement au sein ont été adopté à l’unanimité, et bien m’en a pris, au moins j’ai dormi. Il y en a eu des nuits pourries, la majorité associée à des maladies infantiles.

Quelle méthode ?

Quand j’ai entendu parler de ce livre, dans une vidéo de Johanna Awakening il y a quelques jours, j’ai été scotchée d’être passée à côté ! Il a été publié en 2016. Même s’il ne m’inspire pas une confiance immédiate, il attise ma curiosité.

la méthode miracle ?

Chaine de développement personnel et spirituel de Johanna

Un miracle ?

Je me méfie souvent des méthodes et encore plus de celles dont on dit qu’elles sont miraculeuses. J’ai donc acheté ce livre d’occasion, pour m’en faire mon propre avis, en testant si possible. Surtout qu’en cherchant différents avis sur la toile, je suis tombée sur celui de l’observatoire des violences éducatives ordinaires : OVEO/Critique du conditionnement explicite des bébés proposé par Anna Wahlgren

A quel prix ?

Ce n’est pas parole d’évangile mais tout de même, ça mérite de se poser des questions. Je cite :  » le livre Au dodo les petits propose une méthode approfondissant celle décrite dans For the Love of Children. Il préconise de ne la commencer qu’à partir du 4ème mois. De préférence, le bébé dort dans une pièce séparée. À un moment décidé par le parent qui fait le coucher, ce dernier indique qu’il va partir au moyen d’un petit rituel sur un ton ferme et part. Si le bébé pleure, le parent signale sa présence derrière la porte, éventuellement ouverte, mais sans se faire voir. Si l’enfant est plus grand, la porte est fermée pour qu’il ne puisse pas venir retrouver son parent. Éventuellement, le parent va toucher son enfant, le bercer ou le « flapoter », mais en le laissant dans son lit… »

Quand je lis ça, j’avoue que je sens le doute s’immiscer. Le conditionnement, je l’ai testé sur un chat mais jamais sur un enfant (même l’épouvantable 5-10-15 n’est pas un conditionnement, c’est de la torture).

A suivre :

Mes enfants sont grands. Le cadet qui aura bientôt 7 ans a cessé de se réveiller entre deux cycles, il y a peu. Je tenterai la méthode découverte grâce à Johanna, seulement en cas de « régression », si besoin et parce qu’il est en capacité de raisonner. Il paraît que cette méthode peut s’appliquer jusqu’à 12 ans.
Je n’ai appris à aucun de mes deux fils à dormir. Ils ont fait leur propre expérience du sommeil. Ils l’ont apprivoisé. Je les ai simplement, plus ou moins, accompagné. Moi-même j’ai un sommeil particulier. Je me fous de faire mes nuits, je ne dérange personne. Le cadet sait que lorsque j’ai mal dormi, ce n’est jamais de sa faute et que ça peut me transformer en Grinch voire en dragon qui crache du feu… Tout mon entourage en pâtit, moi la première. Mais cette méthode ne pourra rien pour moi.

J’attends donc la livraison dudit livre et je publierai la suite de ce blabla.

En cherchant d’autres méthodes, je pense être tombée sur la plus « vendeuse de rêves » :

Le sacro-sein

Suite à un débat, auquel je n’ai pas participé sur instagram (page à laquelle je n’étais pas abonnée), j’ai choisi de parler des seins.

Précision : nous avons toutes et tous des seins, plus ou moins.

Je cite : « Les hommes, comme les femmes possèdent des glandes mammaires sous le mamelon. Pour les femmes, ces glandes sont amenées à se développer à la puberté (ce qui provoque l’augmentation du volume des seins), mais pas pour les hommes, sauf en cas de gynécomastie. »Dr KTORZA

Le sujet était le suivant : l’allaitement n’abîme pas la poitrine.

Curieusement, ça a occasionné une levée de boucliers. Comme je partage cet « avis » à 100%, j’avoue que j’ai du mal à comprendre ces réactions, qui d’après une abonnée (qui fait partie de mes contacts), étaient très virulentes. C’est expliqué sous la publication dont les commentaires sont, à présent, désactivés.

Et puis, je me suis souvenue d’une conversation avec une collègue, à qui j’avais dit la même phrase. Notre conversation avait été animée. C’était légitime, puisqu’elle était convaincue que sa poitrine avait été abimée par ses deux allaitements, même écourtés. Or, avec mes deux allaitements, le premier raté (de 6 mois, oui je l’ai vécu comme un échec. Je raconte ) et le second non écourté de plus de 5 ans, j’avais comme principal argument que c’est VRAI ! Mes deux allaitements n’ont pas abîmé ma poitrine.

J’ai eu des débuts de grossesses difficiles qui m’ont fait perdre du poids. Ce peu de variation de prise de poids est peut-être une explication ? Un an après la fin de mon second allaitement, j’avais retrouvé une poitrine tout à fait « honorable » 😉

J’ignorais que c’était une des raisons du choix d’allaiter ou non… Pour ma part, je ne me suis jamais demandée si allaiter allait abimer mes seins. Peut-être parce que je ne les ai jamais sexualisés et encore moins sacralisés. Pour moi, ils ont toujours eu cette fonction première : nourrir un bébé.

Je me suis demandée d’où venait cette idée-reçue qui faisait choisir à des mères de ne pas allaiter, juste pour cette raison = préférer ses seins à la santé de son enfant…Pour caricaturer. Mea culpa. Heureusement que nous avons le luxe de ce choix…C’est pas très bienveillant, j’admets, mais bon c’est aussi terre à terre que ce pseudo-choix mal renseigné, oui ?

Historiquement, je pense que depuis des lustres, des femmes ont fait appel à des nourrices pour cette raison et sûrement pour garder une vie sociale mondaine. Allaiter demande, tout de même, une disponibilité totale, surtout les premiers mois.

L’allaitement mercenaire. Extrait : « La mise en nourrice des enfants de l’aristocratie s’est toujours pratiquée. Comme l’explique en 1859 Louis de Bonald, maître à penser de la noblesse française : « l’allaitement est une fonction trop animale pour une dame de qualité. » (…) Celle-ci « doit à ses enfants de tous autres services, imposant la distance et le respect. »

Hotmilkmag a pour but d’informer. A mon sens, c’est une information capitale pour faire un choix éclairé !! Données basées sur une étude et un article de la leche league : dossier publié dans Allaiter aujourd’hui n° 99, LLL France, 2014

Je trouve ça triste de sur-réagir à des informations qui sont diffusées pour permettre de prendre une décision en conscience.

@jout : à l’argument des seins tombants des femmes africaines, j’ai trouvé cet article sur une horrible mutilation que j’ignorais : le repassage des seins.