Les EJE en EAJE

⚠️ Attention ⚠️ effet de surprise gâché : sujet qui va déplaire. Âmes sensibles s’abstenir. Et précision : c’est mon avis sur le sujet.

Depuis ma formation, je dis haut et fort, à qui veut bien l’entendre, qu’il persiste un fossé (voire un gouffre) entre la formation et le terrain. Malgré les stages ou surtout grâce aux stages ? Hélas, cela dépend. Soit l’étudiante (c’est le féminin qui l’emporte) a la chance d’être en stage sur le terrain pour travailler et se rendre compte que mettre la théorie en pratique, c’est hyper complexe. Soit elle papote dans un bureau (véridique). Forcément le contraste avec le premier contrat de travail est saisissant, quoiqu’il arrive.

Je parle en mon nom, hein. Pas de panique. {De toute façon, ce site est perdu dans les méandres d’internet. Peu, voire plus du tout de lecteurs et contenu pas du tout politiquement correct donc encore moins populaire. Peu de risques de faire des vagues et encore moins des tsunamis. Ça m’arrange bien. Les coulisses me plaisent bien mieux que la scène.} Il semblerait que je ne sois pas la seule à penser ainsi.

J’ai croisé quelques-unes (jamais de quelques-uns) de mes congénères, pardon collègues de même formation sur le terrain. Je nous trouve évanescentes parfois ou à l’opposé « grande goule qui sait mieux que tout le monde », rarement des EJE efficaces. Je me case un peu dans les 3 catégories citées. Il y en a sûrement d’autres. Finalement avec la même formation, nous sommes toutes et tous autant d’EJE que nos personnalités, avec souvent beaucoup de points communs ou parfois, étonnamment aucun. Tout est possible.

Ce que je regrette dans cette formation c’est le manque de suivi psychologique. A mon sens, nous devrions obligatoirement suivre une thérapie. Ça me semble indispensable pour interroger le « pourquoi d’un choix de métier avec des jeunes enfants ». Et par la même occasion interroger notre enfance. Pour quelles raisons ?

  • Éviter de transposer, en premier lieu. Notre éducation n’est ni la meilleure ni la pire et n’a rien à faire sur notre lieu de travail. Et encore moins celles de nos enfants quand on en a,
  • faire place nette, de nos traumas et traumatismes, les plus douloureux. Ou si c’est trop long, les identifier et les accepter…et vivre avec sans rien faire subir aux autres.
  • BREF laisser nos casseroles en dehors de notre travail. C’est déjà très bruyant.

Quitte à continuer pendant nos années de travail, si nécessaire, mais au moins éclairer nos parts d’ombres, un minimum. Parce que sur le terrain, c’est miné et les risques d’explosion sont récurrents.

Le quotidien avec des jeunes enfants, c’est harassant. Le quotidien entre femmes, c’est des embrouilles souvent assurées. Inutile de se voiler la face.
Il est nécessaire d’être plus que forte. C’est même vital. Faire carrière sur le terrain, c’est au-dessus de mes forces, par exemple. Je l’ai exprimé maintes fois. Toute mon admiration à celles qui l’ont fait. J’ose à peine imaginer la retraite…{Quand je constate l’état de santé de ma mère, auxiliaire de puéricultrice, j’ai des raisons d’avoir des craintes. Ce métier l’a usée. Elle profite à peine de la vie.}


C’est encore un bla-bla sans recette magique-miracle. En fonction de chacune, nous savons souvent rapidement si ce métier est vraiment fait pour nous. C’est important de bien écouter la petite voix qui murmure avant qu’elle ne se mette à hurler. L’épuisement peut être tel, que c’est impossible de passer à côté de cette remise en question. C’est sous-payé, sous-reconnu, sous-évalué et on peut finir sous l’eau à cause des changements d’équipe permanent, des absences répétées. C’est à peine compatible avec une vie de famille. Bref, c’est à réfléchir plutôt DEUX fois qu’une. Ou alors il faut un mental et des ovaires en titane.

C’est un métier extrêmement enrichissant. Il mérite des professionnel.le.s stables et fiables. Ainsi qu’énormément de réflexion professionnelle. La conviction qui me semble la plus importante c’est l’ENGAGEMENT. Aimer les enfants ne suffit pas du tout. Et surtout si vous voulez plus que gagner votre vie, l’éducatif et le social sont les mauvais endroits. Notre valeur y est invisibilisée.


Tu DOIS

Extrait du roman de Marlo Morgan, « message en provenance de l’éternité ». Sagesse aborigène ou pas ? Même si c’est fictif, le message est beau. C’est une lettre de Béatrice, Bee adressée à Geoff/Jeff (ils ne savent pas qu’ils sont jumeaux).

« Tout ce qui est vit sur cette terre vient de la même Source divine, et est composé des mêmes éléments d’énergie. Nous ne formons qu’un tout.

Les dix commandements – ou les règles du « Tu ne dois pas… » – te sont certainement familiers. Les hommes les connaissent depuis des milliers d’années.

Mais celles du « Tu dois… » existent depuis peut-être plus longtemps encore. Si elles avaient été suivies, les autres auraient été inutiles.

Tu as délibérément choisi de venir sur cette terre, et tu as longtemps attendu de pouvoir le faire. Ton expérience humaine aura des effets sur ta progression éternelle.

Voici les dix règles du « Tu dois… » valables pour tous les humains.

1. Tu dois laisser ta créativité s’exprimer

Chaque individu voit les choses de façon différente et peut donc offrir au monde sa vision personnelle. Les arts sont une manière d’exprimer sa créativité, mais il en existe d’autres. Peindre, composer de la musique, ou écrire n’est pas plus important que savoir réconforter quelqu’un qui a du chagrin, rétablir l’ordre en cas de conflits ou de troubles, ou raconter des histoires aux enfants.

Certains laissent passer les opportunités qui leur sont offertes d’enrichir leur esprit parce qu’ils sont convaincus de ne pas avoir de dons ou pensent que des circonstances particulières de la vie leur interdisent de s’exprimer. En réalite, quand quelqu’un saisit sa chance et se bat pour donner libre cours à sa créativité, il fait preuve d’un grand courage.

Puisque la société humaine est faite de telle sorte que tous les hommes ne peuvent pas être des chefs, il est d’autant plus important que les autres s’expriment. Toute créativité devrait être positive mais, comme nous disposons chacun de notre libre arbitre, il peut arriver qu’elle s’exprime d’une façon qui s’avère négative pour nous-mêmes et pour le reste du monde.

Nous pouvons nous montrer créatifs dans notre façon de nous coiffer, de choisir nos vêtements, de décorer nos maisons, de cultiver notre jardin, de fabriquer divers objets, ou même de les réparer. L’essentiel est de nous exprimer à travers des actes dont nous puissions être fiers.

2. Tu dois te montrer responsable

Tu es un invité sur cette terre, et en tant que tel, tu dois, en la quittant, la laisser dans l’état où tu l’as trouvée, ou en meilleur état encore. Tu dois veiller sur toutes les formes de vie qui ne peuvent pas s’exprimer ou se prendre en charge, et sont démunies. Tu es responsable des promesses que tu as faites, des engagements que tu as pris, et des conséquences de tous tes actes.

Il est important que tu comprennes que ton évolution spirituelle n’a ni début ni fin. Elle n’est pas comme l’eau d’un robinet que l’on ouvre et que l’on ferme. La mort n’est que l’interruption d’une activité intéressante et l’abandon d’un corps. En réalité, il est impossible de tuer quelqu’un. Les êtres humains font partie de l’Éternel, et la mort met seulement fin à l’existence terrestre d’un esprit. Tu es responsable de ton impulsivité, de la douleur et de la souffrance que tu infliges à tes victimes, et des conséquences qui rejaillissent sur tous ceux qui leur sont proches. Les morts ne sont pas malveillants, c’est la société qui l’est.

Pour tenter de réduire les inégalités, tu dois te montrer responsable de tes paroles et de tes actes, apprendre à respecter et à aimer la vie, et tout faire pour la prolonger.

Tu es responsable de ton corps. Il est constitué de parcelles des différents éléments auxquelles ta conscience a donné forme et vie. En le négligeant ou en le maltraitant, tu te montres irresponsable.

Tu es également responsable des conséquences de tes actes sexuels. Tu dois guider l’esprit d’un enfant que tu as conçu, protéger son corps, et par ton exemple faire naître en lui des sentiments positifs.

Cette règle est indissociable de la créativité. Tu es responsable de ce que tu crées et partage avec le monde entier; tu dois protéger les autres et ne pas attenter à leur vie.

3. Tu dois aider les autres

Il ne faut pas traverser la vie comme un voyageur soli-taire. Nous devons nous entraider et prendre soin les uns des autres. Une pensée doit précéder chacun de nos actes : « Est-ce pour le plus grand bien de toute vie? »

Prendre soin des autres signifie leur apporter ton sou-tien, partager ton savoir avec eux et t’efforcer de donner un aspect positif à leur vie. Tous les hommes ont droit à être traités avec dignité et respect. Venir en aide aux autres, c’est tendre la main aux Anciens, aux enfants, aux malades, aux mourants, sans vouloir en tirer de satisfaction personnelle, sans chercher à obtenir des louanges ou des avantages financiers, mais en se souvenant que nous faisons tous partie du même groupe, celui des êtres humains, et que le sort de la planète dépend des agissements de ce groupe.

4. Tu dois tendre à la maturité émotionnelle

Chacun de nous manifeste des sentiments comme la colère, la frustration, le découragement, le désespoir, la culpabilité, la cupidité, la tristesse, l’inquiétude, mais aussi la joie, le bonheur, l’espoir, la paix, l’amour. En vieillissant et en comprenant mieux ce qu’est un être humain, tu dois évoluer, te discipliner et maîtriser tes émotions. Comme la dit une fois quelqu’un de célèbre : « Tu es aussi heureux que tu veux bien l’être. »

Nos relations avec les autres, et tous les incidents de la vie, sont autant de cercles. Ils débutent, se poursuivent et se terminent. En mûrissant sur le plan émotionnel, tu n’auras aucune difficulté à boucler chaque cercle, sans laisser d’extrémités effilochées, sans éprouver de sentiments négatifs.

Il est préférable d’avoir connu la colère très tôt, alors qu’on était encore enfant. On peut ainsi comparer ce que l’on ressent quand son corps déborde de rage avec ce que l’on éprouve en faisant preuve de compréhension, en se montrant conciliant et paisible. Seules les émotions permettent à l’esprit et au corps d’entrer en relation. Par exemple, si ton dos te fait souffrir, tu dois te demander pourquoi, ce que cela signifie, chercher à savoir comment tu pourrais y remédier, quelles leçons il te faut en tirer.

Puis tu dois tout faire sur le plan physique pour soulager ton corps, sans oublier les pensées et les réflexions que cela t’a inspirées.

Il faut aussi respecter tes sentiments, particulièrement la joie et le chagrin. En les ignorant tu risques de provoquer l’apparition d’une maladie physique.

Le rire est une manifestation de nos sentiments très importante pour notre santé et pour celle de la terre entière. En tant qu’être humain, tu as reçu le sens de l’humour en cadeau, et la possibilité d’en user. En riant et en exprimant ta joie, tu garderas un corps en bonne forme et tu viendras à bout de certains ennuis de santé. L’humour supprime les problèmes, il consolide les relations entre les êtres et apporte la joie. Tu dois cependant demeurer attentif à ce qui te fait rire et à la façon dont tu utilises ton humour, car il ne faut en aucun cas te montrer destructeur.

L’humour est tellement important pour ton bien-être que le soir, tu ne dois pas fermer les yeux si tu n’as pas trouvé une raison de rire ou d’être joyeux au cours de la Journée. Si c’est le cas, sors alors de ton lit et pense à quelque chose qui te rende heureux.

Les clowns sont des gens particuliers que l’on rencontre dans toutes les sociétés. Un clown se cache en chacun de nous, et il existe toujours un moment approprié dans notre vie pour dévoiler cet aspect de notre personnalité.

On n’est jamais trop vieux pour se conduire en clown.

Mais le plus important reste la véracité. Tu ne peux pas chercher à savoir qui tu es, pourquoi tu es sur cette terre, et dans quel but, sans dire la vérité; toujours.

5. Tu dois te divertir

Oui, te divertir – et divertir les autres – fait partie de tes tâches sur cette terre. Le divertissement doit être déli-béré, et a pour but d’encourager ceux qui sont abattus, d’apaiser les déçus, de réconforter les malades ; c’est aussi une façon d’exprimer sa créativité. Te divertir peut t’aider à te discipliner et à mûrir. La difficulté consiste à ne prendre part qu’à des divertissements positifs et à ne pas se cantonner dans le rôle de spectateur. Le divertissement peut exercer une influence extremement importante, mais il ne doit jamais faire perdre le sens des responsabilités.

6. Tu dois apprendre à maîtriser ton énergie

L’homme ne peut ni créer ni détruire l’énergie, mais seulement l’utiliser et la modifier. Tout le potentiel d’énergie existant fut créé au même instant. Chaque pen-sée, chaque mot, chaque acte est porteur d’énergie. L’élément le plus infime, visible ou invisible, sur cette terre est une parcelle de cette énergie. Notre monde n’est constitué que d’elle.

Pourquoi, à ce moment précis de notre histoire, est-il tellement important que les humains se rappellent qu’il est de leur devoir de maîtriser leur propre énergie ? Parce que l’énergie collective, résultant de l’addition des énergies individuelles, est à l’origine du monde visible et de Paura qui enveloppe les êtres et les lieux. Tout ce qui constitue notre monde se développe ou se désagrège en fonction de son niveau d’energie. Tous les mots que nous prononçons s’envolent, et il nous est impossible de les rattraper, de les corriger, de les rétracter. Ils se fondent dans l’aura qui enveloppe la planète. Au cours des temps, les pensées égoistes, les actes violents, les cris des victimes sont devenus si nombreux qu’ils constituent à présent une bonne partie de cette enveloppe. Les hommes trouvent plus facile d’exploiter cet aspect négatif des choses plutôt que de s’attaquer à lui et de s’en dégager. Plus de la moitié des esprits qui choisissent aujourd’hui de venir sur terre seront des victimes. Nous sommes responsables de cet état de fait et nous devons y remédier. Une tâche qui ne peut être accomplie que si chacun de nous prend conscience qu’il doit maîtriser son énergie et donner l’exemple. Tout effort finit par porter ses fruits. Se sentir une victime, blâmer les autres et s’apitoyer sur soi-même ne fait qu’ajouter à la vibration négative. Il nous faut changer d’attitude, pardonner et oublier, nous montrer plus optimistes, plus positifs, mettre tout notre cœur à accomplir nos tâches, et nous libérer de ce qui nous donne le sentiment d’être des victimes.

7. Tu dois t’adonner à la musique

Les humains ont reçu en cadeau la possibilité de chanter en disposant d’un registre beaucoup plus étendu qu’aucun autre être vivant, et la capacité de fabriquer des instruments. La musique permet d’exprimer sa créativité et de se divertir, mais elle est tellement importante en elle-même qu’elle mérite de compter au nombre des dix règles de vie. Elle a une influence sur tout le genre humain, et son énergie peut guérir à la fois notre corps et la planète entière. La musique qui bat au rythme de notre pouls a une action très positive sur nos nerfs et notre état mental.

Tout le monde est doue pour la musique et subit son influence. Elle est notre âme qui parle, la voix de la terre communiquant avec l’univers.

8. Tu dois lutter pour parvenir à la sagesse

La sagesse est très différente du savoir. Celui-ci peut provenir de plusieurs sources : les livres, les écoles, les médias, et l’expérience. C’est d’après lui que l’on évalue le QI d’un individu. Une personne peut être extrêmement intelligente et ne pas posséder une once de sagesse. La sagesse est la façon d’utiliser le savoir, la résolution d’agir en tenant compte du bien-être de tous ceux qui sont concernes.

Il n’est pas nécessaire de fréquenter une école ou d’obtenir des diplômes. Il peut être utile de savoir lire et écrire, mais ce n’est pas indispensable pour réussir son voyage spirituel en tant qu’être humain.

Tu dois t’efforcer de te comporter avec sagesse, en te gardant d’oublier que tous les esprits connaissent la même expérience humaine; ils ne font que passer et sont les invités de notre Mère la Terre. Ils ne forment qu’un avec le Créateur; tout ce qui vit provient de la même Source. C’est faire preuve de sagesse que d’honorer la finalité de chaque chose et d’agir pour le plus grand bien de toute vie.

9. Tu dois apprendre l’autodiscipline

Que la vie sur cette terre soit paisible, productive et joyeuse ne dépend que de nous. Malheureusement, il a pourtant fallu créer des lois pour obliger les hommes à vivre de la sorte.

Il peut nous arriver de tomber dans les excès, de nous adonner à toutes sortes de drogues, de nous montrer négligents, cupides, cruels ou destructeurs. L’autodiscipline nous permet de maîtriser cela et de devenir plus sages.

Elle nous aide également à garder un corps sain.

L’état de santé des êtres humains est un baromètre qui nous renseigne sur l’état de santé de la terre. Nous devons développer notre autodiscipline afin de permettre à notre esprit et à notre corps d’entrer en relation. En écoutant ton cœur, tu sauras quand les choses risquent d’aller trop loin. Il faut apprendre à faire la différence entre entendre ce que dit ta tête, et écouter le message que t’envoie ton coeur. Ta tête parle au nom de la société, ton cœur en celui de l’Éternel.

10. Tu dois observer sans juger

L’observation dépourvue de jugement est ce que l’on appelle parfois l’amour inconditionnel. Tous les hommes sont des esprits qui ont été créés au même instant. Aucun d’eux n’est plus vieux, plus intelligent, ni meilleur qu’un autre. Tous ont bénéficié du même cadeau : la liberté de choisir. La Source est parfaite, et nous avons été créés à son image, mais le cadeau que nous avons reçu nous laisse croire et nous pousse à nous comporter comme s’il en était autrement. Nous voyons les autres, et nous-mêmes, moins parfaits que nous ne le sommes, et nous agissons avec moins de sagesse que nous n’en possédons. »

Lettre à mes collègues

Merci. Merci d’avoir ce courage de continuer à venir travailler quand c’est difficile. Ou ce choix, comme vous voulez.

Merci d’être là, d’exister.

Ça n’a échappé à personne, je suis à bout de souffle. Pour tout un tas de raisons. Cette fois-ci c’est la bonne (je précise, car j’ai déjà décidé de quitter les EAJE par le passé), je passe le relai. Je ne serai pas des vôtres à la prochaine rentrée…Et peut-être bien que ce sera un départ du secteur entier (le Social), si je ne trouve pas chaussure à mon pied.

Je sais que je vieillis mal. La pseudo-maturité de l’âge ne se présente pas en la faveur du poste que j’occupe actuellement. Contrairement à des gens, je ne me bonifie pas avec l’âge. En tous cas, pas professionnellement et encore moins en équipe. S’il fallait le préciser, c’est mon problème professionnel. Inutile de culpabiliser dans vos fonctions. Nous faisons toutes ce que nous pouvons. L’essentiel est de se rendre compte quand on ne peut plus. Pour se préserver et par la même occasion rendre service aux autres.

Les hauts comme les bas avec celles qui ont partagé un bout de chemin, sont devenus des expériences enrichissantes. J’aurai plaisir à me souvenir de chacune, jusqu’à ce que ma mémoire, très sélective, s’en charge ou s’en décharge.

Pour les mois qui restent, j’ai souvent la sensation de tirer sur la corde, alors je suis désolée d’avance. Je ne m’excuse pas, rien à voir. Je ne suis pas excusable à l’avance, entendons nous bien. Par contre c’est explicable. 

Même après avoir cherché et demandé un traitement pour survivre à des déséquilibres hormonaux, je n’ai rien obtenu par le secteur médical. Je subis sans aucune maitrise. Je fais VRAIMENT tout ce qui est en mon pouvoir pour que ça ne rejaillisse pas trop sur ma présence au travail. Je bricole avec des tisanes, parfois des compléments alimentaires. Je vous passe le reste de ma santé mentale et physique, puisque mes hormones sont soit aux commandes, soit aux abonnées absentes, à tour de rôle.

Et si vous vous posez la question, non je ne peux pas partir avant. Parce que j’ai encore un chouilla de respect pour mon engagement professionnel qui veut terminer l’année scolaire correctement. Et puis, je dois aussi payer des factures. Après deux mois d’arrêt, avec cette convention collective de pauvre, j’ai choisi de partir avec de l’argent. Je ne travaille pas pour la gloire et je cotise comme tous les salariés. C’est peut-être l’erreur de ma vie professionnelle d’ailleurs. Nous avons de la valeur tout de même.

L’éducation nazie, origines de l’anti-maternage ?

Le régime nazi aurait-il influencé l’éducation en Europe ?

Article de « The parenting class » résumé par le Chat de Mistral.

JOHANNA HAARER
baby alone in a crib



Comment Hitler continue d’influencer l’éducation des enfants aujourd’hui.

Extraits :

»La mère allemande et son premier enfant

En 1934, la médecin Johanna Haarer publia en effet pour son compte La mère allemande et son premier enfant, un recueil illustré visant à guider l’éducation des enfants allemands, que le Troisième Reich voulait durs et sans empathie. Des millions de ménages – dont les parents de Renate Flens – possédaient à l’époque ce livre, également présent sur les étagères des bibliothèques et dans les garderies. Ces « conseils », contre-intuitifs, semblaient attirer particulièrement les parents qui s’identifiaient fortement au régime nazi, et les jeunes femmes qui venaient elles-mêmes de familles émotionnellement affectées. »

« Quant aux pleurs des enfants, il était demandé de les ignorer. « Ne retirez pas l’enfant de son lit (…), ne le bercez pas, ne le caressez pas, ne le retenez pas sur vos genoux et ne le soignez même pas. Sinon l’enfant comprendra vite qu’il ne lui reste plus qu’à pleurer afin d’attirer une âme sympathique et devenir un objet de sollicitude. Dans peu de temps, pouvait-on encore lire, il demandera ce service comme un droit, ne vous laissera pas tranquille jusqu’à ce qu’il soit transporté, bercé ou caressé ». »

Toute ressemblance avec une éducation française est-elle purement fortuite ? Il a bel et bien été conseillé aux mères françaises de laisser pleurer leur bébé pour qu’ils fassent leurs poumons et de ne pas trop les prendre dans les bras sinon ils prennent des mauvaises habitudes, etc.

Pareil outre manche avec un best-seller de Gina FORD :

« En 1999, forte de son expérience auprès de 300 nourrissons que Gina Ford publie The Contented Little Baby Book. Selon elle, la clé du bien-être du bébé repose sur une routine stricte et des règles précises. Mais alors, quelles sont-elles ?

Dans un premier temps, Gina Ford préconise d’habituer bébé à dormir seul dans sa chambre dès les premiers jours, aussi bien de jour que de nuit. Plus surprenant encore, elle conseille de le laisser pleurer seul dans son lit pendant au moins 12 minutes chaque soir. Selon elle, cette méthode permettrait à bébé d’adopter un rythme de sommeil régulier dès sa dixième semaine. Autre règle stricte : pas de sommeil après 7 heures du matin et aucun contact visuel avec l’enfant après 22 heures.

Côté alimentation, les repas doivent être pris à horaires fixes, sans exception. En dehors de ces créneaux, inutile de nourrir bébé. De plus, pas de câlins pendant les repas afin d’éviter qu’il ne s’endorme en mangeant. »

Les sceptiques diront encore et toujours « on en n’est pas mort » et nous répondrons inlassablement que nous avons plus d’ambitions que de seulement maintenir nos enfants en vie.

Ghettossori ou médiocratie ?

Voire cacocratie/kakistocratie. Venant de Tuk-Tak, qui ça étonne ?

Je n’avais vraiment pas envie de savoir en quoi ça consiste… Hélas, j’ai fini par le découvrir.
La magie des réseaux, ou pas.

Maria Montessori faisait déjà la toupie dans sa tombe avec le business grandissant autour de sa «méthode », laquelle je rappelle, n’est pas «positive» et concerne, en premier lieu, les apprentissages, par l’expérience.

Découvrir Montessori


Quel rapport avec un ghetto ?

Le dictionnaire


Définition

Je trouve cette réaction binaire. Toujours ce fumeux « pour ou contre » ? Les mamans qui pratiquent la pédagogie Montessori ne sont pas parfaites et n’empêchent pas leurs enfants de sauter sur le lit, de manger des chips au repas ou autres «écarts de conduite ».

Bridget Jones et ses enfants. Est-elle pour autant une maman ghettosorri ?

RIP mon humour. Je pensais pouvoir rire de tout. Encore faut-il que ce soit drôle.

La pédagogie Montessori n’a jamais autant été à portée de toutes et tous. Et voilà le résultat. Du Gloubi-boulga. Par définition, immangeable et tiède, par dessus le marché.

S’attaquer à ce qui change le monde devient une mode presque dictatoriale. D’où mon wokisme de rébellion.

La pédagogie Montessori est applicable à la maladie d’Alzheimer. Viendra t-il à l’esprit de quelqu’un.e, de prendre le contrepied de cette utilisation pour se vanter de faire l’inverse auprès des malades ? Je ne sais pas. Et oui, je fais des comparaisons saugrenues. Les enfants ne sont pas malades. Les malades d’Alzheimer, par contre, redeviennent des enfants…

Utiliser l’humour pour dénigrer, est-ce de l’humour ?

Hauts les cœurs, l’humanité a besoin de toucher le fond de la piscine. Qu’à cela ne tienne, un bon coup de talon et nous refaisons surface.

Si tu avais tout le temps et l’argent du MONDE…

QU’EST-CE QUE TU FERAIS ?

Déjà je trouve ça bien égoïste. La place de Bernard Arnault ne me donne pas du tout envie. Et puis, j’ai compris que ce n’était pas au détriment des autres.

Question souvent posée par mon chéri. Ma réponse était timide, voire muette à la première édition. Au fil du temps, j’ai eu quelques éléments de réponse. Ça s’étoffe petit à petit. La révélation est identique depuis quelques temps. Toute simple même… Mais qu’est-ce que le chemin est long et lent ! Au rythme de mon évolution…

Aujourd’hui en ouvrant la newsletter de Johanna Awakening, je l’ai reçu presque comme un retour de boomerang ! « Allez Mickaëlla, où en es-tu en 2025 ? Toi qui te dis indépendante mais dépend à 99% de ton pacsage, dès que tu sombres dans tes descentes émotionnelles, pseudo-inexplicables et récurrentes ? » ( Oui ma petite voix est régulièrement très excédée par moi-même. C’est sûrement une partie de la problématique).

En ce lundi 10/02/25, deux jours avant mes 49 ans, je revis une énième fois cet embranchement devant plusieurs directions, sans savoir où aller. Je n’en ai vraiment aucune idée.
Pourtant depuis tant d’années, il pourrait se profiler un semblant d’éclaircie ? Oui j’exagère. En plus, je ne suis pas seule…Et en même temps, avec un sentiment de recommencer à zéro. C’est déconcertant et de fait décourageant. Encore ce jour de la marmotte en boucle. Le héros du film avait bien plus d’énergie que moi. Je suis usée parce que je ne sais pas essayer. Je fais ce que je peux et ça ne fonctionne pas.

Qu’est-ce que je n’ai pas encore compris ? La suite au prochain épisode des montagnes russes de Mickaëlla.

Un jour sans fin

Voilà rien de bien palpitant. Et vous, que feriez-vous ? Le savez-vous ? Êtes-vous en chemin pour concrétiser cela ?

Un monde autiste ?

J’ai déjà pensé qu’un jour les autistes arriveraient au pouvoir. Et dans mon imaginaire (en mots) ce n’était ni une bonne ni une mauvaise nouvelle. C’était un autre paradigme avec plusieurs possibilités, le meilleur comme le pire. Comme avec des neurotypiques, en somme ? Je ne sais pas. J’aime à penser que l’autisme pourrait changer le monde en mieux.

Je pense à un autiste qui vient de défrayer la chronique, pour de bon. Ça fait quelques années qu’il fait parler de lui et j’avoue que, sans raison aucune, je le déteste depuis ses débuts. Je ressens une aversion irrationnelle et donc inexplicable pour les personnages qu’il joue. J’ai appris sa présence dans le TSA récemment, juste après son geste décrypté par le monde entier. Il l’avait annoncé en 2021.

Et en même temps, je sens que c’est une chance de réagir. Un genre d’ultime électrochoc. Pas comme au temps du Covidisme, ça c’était un avant-goût. Ce serait plutôt un genre de changement stratosphérique. Inimaginable. Bien qu’il y ait assez d’indices pour se faire une vague idée.

Je ne suis pas devin, loin de là. La ligne du temps change en permanence. À nous d’écrire notre avenir. Toute ressemblance avec Panem est purement fortuite. Je ne fais que partager ce que ça m’inspire.

Jeux de la faim

La solitude

LA SOLITUDE par George Orwell


George Orwell disait : « La plus terrible solitude n’est pas celle qui naît de l’isolement, mais celle qui naît de l’incompréhension. »
Ce n’est pas le vide du silence qui pèse, mais le tumulte d’un monde qui ne vous entend pas vraiment.

Vous êtes là, entouré de visages, riez quand il le faut, parlez quand on l’attend, et pourtant, au fond de votre cœur, vous vous sentez invisible. Vous avez l’impression que les parts les plus vraies, les plus brutes, les plus merveilleusement complexes de vous-même restent dans l’ombre, incomprises, ignorées.


C’est une douleur différente, une douleur qui s’enracine dans l’âme. Ce n’est pas l’absence
d’une présence qui manque, mais celle d’une véritable connexion, ce lien profond qui vous
fait sentir pleinement vu. Ce n’est pas un manque d’amour, mais un manque de reconnaissance – celle d’être accepté pour tout ce que vous êtes, sans filtre, sans devoir vous modeler selon la perception des autres.


Être incompris, c’est se sentir déconnecté, comme si vous parliez une langue étrangère que
personne autour de vous ne comprend. Vous criez votre vérité dans le vide, espérant qu’elle
résonnera quelque part, qu’une réponse viendra. Mais en retour, il n’y a que des regards vides,
des hochements de tête distraits, ou pire, des interprétations erronées de qui vous êtes. Le
monde effleure la surface, alors que vous rêvez que quelqu’un plonge dans vos profondeurs
pour nager à vos côtés.


Dans ces instants, le doute s’installe. Vous vous demandez : « Est-ce moi le problème ? » ou «
Dois-je changer pour être compris ? » La tentation est grande de vous transformer, de limer vos angles, d’adoucir vos couleurs pour correspondre aux attentes. Mais même là, la solitude persiste. Car en cherchant à vous conformer, vous perdez des fragments de vous-même, devenant peu à peu une ombre, un écho de votre véritable essence.


La solitude la plus profonde n’est pas l’absence de compagnie ; c’est l’absence de regard, d’un
regard qui vous comprend.
Être réellement compris, c’est goûter à une connexion qui transcende les mots. C’est quand
quelqu’un plonge son regard dans le vôtre et voit ce que vous cachez – vos cicatrices, vos
rêves, vos incertitudes – et choisit de rester. C’est entendre non seulement vos paroles, mais
les émotions qu’elles portent. C’est ce moment où vous n’avez plus besoin de vous expliquer,
car l’autre sait déjà.


Pourtant, dans cette solitude poignante, il y a une force. Celle de rester fidèle à soi-même,
même lorsque personne ne semble la voir. Celle de refuser de se dissoudre dans les attentes
des autres. Vous pouvez vous sentir invisible, mais votre essence – cette lumière, cette
flamme, cette complexité – demeure intacte. Elle attend, patiemment, les bonnes personnes,
celles qui vous verront pour ce que vous êtes vraiment et qui chériront cela.


Le cadeau caché de l’incompréhension, c’est qu’elle vous apprend à vous comprendre vous-
même. Dans l’absence de liens, vous devenez votre propre ancre. Vous apprenez à nourrir
votre âme, à célébrer votre singularité et à protéger votre vérité. Et au fil du temps, alors que
vous embrassez votre authenticité, le monde commence à changer.
Les connexions véritables, celles qui vous voient dans toute votre profondeur, arrivent
souvent à l’improviste. Elles dépassent la surface, touchent votre cœur et écoutent avec l’âme. Ces rencontres vous rappellent que vous n’étiez pas destiné à disparaître dans l’ombre ; vous étiez fait pour briller.
Alors, même au creux de cette solitude terrible, accrochez-vous à votre lumière. Refusez de
vous éteindre. Faites-la rayonner, même si personne ne semble la voir pour l’instant. Ceux qui sont destinés à la percevoir – vos âmes sœurs – vous trouveront. Et ce jour-là, vous
comprendrez que l’attente, la douleur et la solitude étaient les étapes d’un chemin vers
quelque chose de profondément beau.

Être pleinement vu, pleinement compris, c’est être célébré dans son entièreté. C’est le remède à la solitude.

Tenez bon. Brillez. Vous êtes vu, même si ce n’est pas encore par le monde. »

« Donnez-moi du temps… »


Dawn is coming Open your eyes


Je ne sais pas quand, mais je sais qu’un jour, je redeviendrai moi-même.
Je ne sais ni comment ni par quel chemin j’y parviendrai.
Je ne sais pas encore quelle version de moi émergera, ni comment je regarderai le monde, ni même de quoi seront faites mes journées.
Mais ce dont je suis certaine, c’est que je retrouverai mon essence.
Pas la même qu’avant, non mais ce sera bien moi.
Donnez-moi du temps.
J’en ai besoin.
Il me faut d’abord me relever, reprendre mon souffle, puis, doucement, pas à pas, recommencer à avancer.
Il me faut me retrouver, rassembler les morceaux éparpillés, assembler les fragments et accepter l’absence de cette pièce manquante.
J’ai besoin de paix. De calme.
Moins de peurs, moins de chaos, moins de pensées qui tourbillonnent dans ma tête.
J’ai besoin de guérir.
De faire taire le bruit du monde, de décrocher, de déposer ce sac à dos trop lourd, car parfois, il pèse bien plus que je ne peux le porter.
Je sais aussi qu’il me faudra pleurer un peu moins, laisser entrer un peu plus de lumière, apprendre à sourire à nouveau,
et, peut-être, ressentir à nouveau la douceur de la vie.
J’ai besoin d’être à nouveau moi…
Et je le serai.
Oui, je le sais.
Un jour, je me retrouverai.
Mais d’ici là,
Donnez-moi du temps ».

Texte attribué à Fridha kahlo.

Source non trouvée

Un p’tit truc en +

Je vais faire court. Il paraît que les gens ne lisent plus quand c’est trop long.

Je ne voulais pas aller le voir au cinéma. La place est trop onéreuse pour visionner un film sans esthétique particulière. Je paye aussi pour un bon scénario, et si en prime, c’est beau, c’est l’extase.

Il est rempli de clichés ce film. Bon public, j’ai ri et eu la larme à l’œil, parce que j’aime Clovis Cornillac.
Sinon ce n’est ni transcendant, ni transportant.

Tous les handicapés sont « gentils ». Même quand ils font du chantage, c’est mignon.

Tous les valides sont névrosés et maladroits, mais on leur pardonne. Le « méchant » devient gentil. Le gentil reste gentil mais il arrête de mentir (par amour).

Rien de palpitant. Merci les handicapés, c’est grâce à vous.

Quel réalisme ! C’est léger en matière de vrais problèmes dans le milieu spécialisé. Dommage.

En même temps c’est une comédie, pas un drame sociétal. Pourvu, quand même, que les spectateurs ne prennent pas ça pour argent comptant ; parce qu’en réalité, ce n’est pas que le c*****d qui se gare sur la place réservée ou la dame qui veut passer avant à la caisse qui sont les seules problématiques du secteur.

Mais bon, je ne suis ni scénariste, ni handicapée visible. Mon p’tit truc en plus, il est à la mode et quasi personne ne le prend réellement au sérieux. Chaque chose en son temps.

Takiwatanga

Guider c'est montrer les pistes. "Chacun sa route, chacun son chemin". La solution est en chacun de nous.